‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 3)Chapitre 12 sur 96 · Léopold, prince d'Anhalt-Dessau : tome IV, p · texte numérisé non relu

Léopold, prince d'Anhalt-Dessau : tome IV, p

4. Landrecies était une petite place forte entre Cambray et Avesnes, au sud du Quesnoy, sur la Sambre.

faire le siège et, pour en être à l'appui, le prince Eugène, étant obligé de faire un mouvement (quoique bien informé des intentions de l'Angleterre et de ce qu'elle avoit médité), ne laissa pas d'envoyer un aide de camp au duc d'Ormond pour lui faire savoir qu'il avoit dessein de marcher le lendemain.

Le duc répondit qu'il étoit d'autant plus surpris de ce message qu'il n'avoit rien concerté avec Son Altesse, qui ne lui mandoit pas même de quel côté, ni pour quel dessein on marcheroit; qu'ainsi il ne pouvoit se résoudre à l'accompagner et l'avertissoit en même temps qu'elle devoit encore moins s'attendre à aucun secours de l'armée de la reine, et que, quand la sienne marcheroit, il seroit obligé de son côté de changer aussi de camp pour la sûreté des troupes qu'il commandoit. Le prince Eugène marcha effectivement, et toutes les troupes allemandes et hoUandoises à la solde de ces deux États, qui faisoient partie de l'armée du duc, suivirent celle du prince, et il n'y eut qu'un bataillon d'Holstein, quatre escadrons de cavalerie et deux de dragons qui demeurèrent attachés aux Anglois.

Les Anglois se séparent de V armée des Alliés. — Le duc d'Ormond décampa de Gateau-Gambrésis le 1 7 juillet et vint à Avesnes-le-Sec ^ où il fit publier une suspension d'armes avec la France pour quatre mois^. Les Alliés lui ayant refusé passage dans les villes où ils avoient garnison, il se hâta d'arriver à Gand, où les Anglois étoient les plus forts; il s'en rendit maître, aussi bien que de Bruges, et campa avec son armée le long du canal qui va à Ostende.

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