Tome II, p
2. C'est Albergotti qui commandait au siège de Douay et qui reçut la capitulation de la place.
3. Il était né à Genève et avait pour père un protestant français. On orthographiait son nom Ivoy ou Yvoy.
siège un feu effroyable d'artillerie de part et d'autre ; mais, [la place ayant été attaquée par le bon endroit, que nous connoissions bien,] et nos attaques menées brusquement, elle ne tint que quinze jours de tranchée. La garnison fut faite prisonnière de guerre''.
Le maréchal de Villars fait assiéger Bouchain par le marquis d'Alègre, qui le prend. — Ce siège fini, le maréchal envoya le marquis d'Alègre, lieutenant général^, assiéger Bouchain avec un corps de troupes suffisant, et observoit avec le reste de l'armée celle des ennemis, sans laisser toutefois de venir de jour à autre donner ses ordres au siège. La tranchée y avoit été ouverte la nuit du 9 au 1 0 octobre, et la place se rendit le 19. La garnison eut le même sort que celle des autres places conquises^.
Pendant ce siège et celui du Quesnoy, le prince Eugène se tint dans l'inaction, se contentant de couvrir Mons, et les armées se séparèrent pour aller prendre leurs quartiers d'hiver. C'est ainsi que le maréchal de Villars, comblé de fortune et de gloire, reprit en moins de quatre mois presque toutes les places que les ennemis avoient conquises sur nous en trois campagnes et leur fit quarante-quatre bataillons prisonniers de guerre .
Pendant que tout ceci se passoit, un détachement des Alliés de la garnison d'Ostende nous surprit le
1. Le Quesnoy capitula le 4 octobre; la place était investie depuis le 8 septembre [Mémoires militaires, t. XI, p. 116; Mémoires du chevalier de Quincy, t. III, p. 183-197).