‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 3)Chapitre 17 sur 96 · Ce fort capitula le 27 août · texte numérisé non relu

Ce fort capitula le 27 août

2. Le chevalier de Quincy, qui assista à ce siège, en a fait un long récit (ses Mémoires, t. III, p. 165-184) ; voyez aussi les Mémoires militaires, t. XI, p. 92-110.

Quelques jours avant, le maréchal, ayant appris que le prince Eugène, après avoir pourvu à Lille, se disposoit à aller passer l'Escaut à Tournay et ensuite couvrir Mons et tâcher de retirer la grosse artillerie du Quesnoy, envoya ordre à Saint-Frémond*, lieutenant général, qui étoit avec un petit corps a l'appui de Marchiennes et de Saint- Amand, d'aller passer cette même rivière à Valenciennes, [aux premières nouvelles du passage des ennemis vers Tournay, pour aller se camper ensuite à la pointe de la Haine et de l'Honneau,] et lui donna ordre de bien faire garder tous les passages, en attendant qu'il s'y rendit lui-même, avec la plus grosse partie de l'armée, jugeant bien que Douay ne pouvoit plus lui échapper-, comme il arriva en effet peu de jours après.

Le maréchal de Villars fait assiéger le Quesnoy et le prend. — Les troupes qu'il avoit laissées pour finir ce siège le joignirent. Il fit investir le Quesnoy, et, sans perdre aucun temps, la tranchée y fut ouverte la nuit du 17 au 18 septembre. Ivoy, réfugié françois^ et major général dans leur armée, le défendit. [Au pardessus d'une garnison assez nombreuse et l'artillerie destinée pour la défense de la place,] il y avoit dedans cinquante à soixante pièces de gros canon, plusieurs mortiers, bombes, boulets et autres attirails en dépôt pour le siège prétendu de Landrecies que le prince Eugène n'avoit pu retirer, tellement qu'il y eut en ce

Page 1