‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 3)Chapitre 33 sur 96 · La Sesia est un affluent de gauche du Pô · texte numérisé non relu

La Sesia est un affluent de gauche du Pô

3. Vigevano est sur le Tessin, entre Novare et Pavie; son territoire s'appelait le Vigevanasque.

4. Territoire situé dans la partie méridionale du Piémont et du Montferrat, entre l'Apennin, le Tanaro, 1 Orba, la Stura et l'État de Gênes; on distinguait les hautes et basses Langhes; la ville d'Alba en était regardée comme la capitale.

faire fut plus difficile à terminer : car il ne se contenta pas des offres spécifiques que le Roi lui fit, espérant qu'il surviendroit quelque événement qui changeroit la situation présente des affaires, [qui n'étoient pas certainement dans une situation trop avantageuse à leur égard : la paix étant conclue avec les puissances dont j'ai parlé ci-dessus et l'Empereur étant obligé de puiser dans ses propres forces et celles de l'Empire de quoi soutenir la guerre, il ne pouvoit plus faire aucun fonds sur les puissances qui venoient de cesser d'être alliées. Mais, avant de passer outre à ce sujet, il est bon de rapporter ici les conditions auxquelles le Roi vouloit bien faire la paix avec lui, lesquelles offres furent remises par un mémoire à ses plénipotentiaires.]

[Offres de la France pour la paix avec l'Empereur et l'Empire. — Je vais exposer le précis de ces offres dont les plénipotentiaires de l'Empereur ne firent pas grand cas, en disant que la gloire de leur maître seroit blessée s'ils se contentoient de la petite distribution qu'on lui avoit faite dans le traité et par ce mémoire. Les voici : ]

Le Roi promettoit de faire la paix aux conditions que je rapporterai ci-après et ne donnoit que jusques au 1 °'' juin pour les accepter, après quoi il ne se tenoit plus lié aux mêmes engagements ^ . Il offroit de reconnoître dans l'Empire, après la signature de la paix, tous les titres qu'il n' avoit pas reconnus, spécialement le duc de Hanovre en qualité d'électeur ; que le traité de

1. Les propositions françaises faites à l'Empereur sont insérées dans les Mémoires de Lamberty, t. VIII, p. 67-70.

Rysw^k seroit rétabli et que le Rhin serviroit de barrière entre l'Empire et la France. Ainsi le Roi devoit garder tout ce qu'il possédoit actuellement en deçà de ce fleuve et rendre ou démolir les places qu'il avoit au delà et dans le cours du Rhin. Il vouloit remettre à la maison d'Autriche le Vieux-Brisach, avec toutes ses dépendances à la droite du Rhin, se réservant celles qui sont à la gauche, entre autres le fort appelé le Mortier, conformément au traité de Ryswyk. Il ofFroit outre cela le fort de Rehl et de faire démolir deux ouvrages à cornes devant Huningue, le fort du Rhin et le fort de la Pile près de Strasbourg^, [le Fort- Louis dans l'île du Rhin et l'ouvrage à corne dans l'ile du Marquisat,] le fort de Sellingen^ et les fortifications faites à Hombourg et à Bitche ^ . Landau devoit demeurer à l'Empereur, à qui l'Espagne abandonnoit outre cela, en toute souveraineté, Naples, le Milanois, excepté tout ce qui avoit été cédé au duc de Savoie par le traité conclu entre l'empereur Léopold et lui en 1703, spécialement la ville et le pays de Vigevano^, à moins que l'équivalent n'en eût été remis avant la conclusion de la paix. On demandoit que les États ou places de l'Italie qui ne dépendent point du royaume de Naples ni du duché de Milan, et que la maison d'Autriche avoit

1. Le fort du Rhin est aussi appelé fort du Péage (notre tome I, p. 291). Quant au fort de la Pile, nous n'avons pu en trouver l'emplacement.

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