‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 3)Chapitre 38 sur 96 · Essigen est un petit village un peu au nord de Landau · texte numérisé non relu

Essigen est un petit village un peu au nord de Landau

5. Sur le siège de Landau, on peut voir les Mémoires militaires, t. XI, p. 264-317, les correspondances de la Gazette, p. 323-432, passim, et les nouvelles données par le Journal de Dangeau, t. XIV, p. 434 et suivantes.

jour. On n'y perdit qu'un grenadier. Les pluies, [ayant retardé la grosse artillerie,] et la vigoureuse défense des ennemis furent cause qu'il fallut l'embrasser par quantité de travaux [par l'endroit qui devoit être attaqué et qui se trouvoit le front le mieux fortifié,] qui tinrent du temps et firent dégénérer le siège en quelque lenteur. Même on fut obligé de quitter les attaques de ce front pour les pousser entièrement sur la droite, vers le réduit. Les assiégés, pendant ce temps-là, firent plusieurs sorties, dont quelques-unes leur réussii^ent, et il fallut leur prendre plusieurs pièces détachées, où l'on fit sauter quantité de mines et de fourneaux de part et d'autre. Prise de Landau. — A la fin, les brèches se trouvant faites au réduit et après cinquante-six jours de tranchée ouverte, le prince Alexandre de Wurtemberg ^ se jugeant exposé à être emporté d'assaut, sans aucune espérance d'être secouru, fit battre la chamade le \ 9 août et demanda à sortir de la place avec tous les honneurs de la guerre, ainsi qu'il étoit arrivé aux sièges précédents. Mais le maréchal de Villars n'y voulut point entendre et le contraignit de se rendre prisonnier de guerre, avec sa garnison, qui étoit d'environ neuf mille hommes au commencement du siège, et se trouvoit réduite à cinq à six mille, y compris les blessés et les malades. Nous eûmes environ douze cents hommes tués ou blessés à ce siège. Le marquis de Biron, lieutenant général 2, y eut un bras emporté

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