Vol. Guerre 2302, n
de les vouloir conduire à leur fantaisie, et, comme il en peut résulter beaucoup d'inconvénients, aurez-vous la bonté de donner vos ordres à ce que les troupes ne se mêlent que de leurs escortes, lorsqu'il y a des officiers d'artillerie ordonnés à la conduite desdits convois, cela principalement à Péronne et Bapaume, où Messieurs les commandants donnent des escortes si foibles aux convois qu'infailliblement ils seront en péril, si vous n'avez la bonté de leur mander d'en user autrement, ou bien qu'ils en répondront. Ils font aussi difficulté de s'avertir de place en place, c'est-à-dire à Bapaume et Péronne, du passage desdits convois pour envoyer leurs escortes au-devant, disant, à ce qu'on m'a rapporté, que ce n'est pas là leur affaire. J'ai cru devoir vous informer de ce petit détail, afin d'éviter l'enlèvement de quelques-uns de ces convois, n'étant pas en droit de donner aucun ordre à ces Messieurs.
J'ai l'honneur, etc.
Sainct-Hilaire.
Réponse en apostille : Envoyer un extrait de cette lettre à M. le maréchal de Montesquiou pour la sûreté de ses convois, afin qu'il fasse donner les escortes assez fortes et que les commandants de places s'avertissent et s'entendent.
Saint-Hilaire an ministre de la Guerre'^.
A la Fère, ce 16 avril 1711.
Monseigneur, Je viens de recevoir une lettre de M. le maréchal de Montesquiou, dont j'ai l'honneur de vous envoyer copie, afin que vous soyez informé de ce dont il s'agit. Cependant, je ne laisse pas de faire partir demain de cette ville pour Saint-Quentin tout ce que je pourrai de l'équipage d'artillerie, ainsi que vous me l'ordonnez par votre lettre du 11