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de ce mois, c'est-à-dire autant que nous avons de chevaux; car il nous en manque encore environ deux cent soixante, les équipages du sieur Rivier n'étant point encore arrivés de leurs quartiers de Lorraine. Leur charge sera toute prête ici; car je les ferai partir pour Saint-Quentin aussitôt qu'ils seront arrivés. Je ne crois pas qu'ils trouvent guère plus de fourrages à Saint-Quentin qu'à Cambray; cependant, je ferai tout partir précisément, ainsi que vous me l'ordonnez.
Je comptois de partir d'ici pour Paris samedi prochain; je crois qu'il est à propos que je séjourne ici quelques jours de plus, pour les divers ordres qui peuvent survenir, et j'v pourrai encore recevoir votre réponse et sur ma précédente, si vous jugez m'en devoir faire.
J'ai l'honneur, etc.
Sainct-Hilaire.
Copie de la lettre du maréchal de Montesquiou, de Cambray, le i4 a^>7'il 1711. — « Comme nous n'avons point ici de fourrage pour nourrir vos chevaux d'artillerie sans faire grand tort à nos magasins et que vos entrepreneurs n'ont point donné d'ordre pour leur subsistance, je prends le parti de vous les renvoyer à la Fère; mais, en même temps, je vous supplie de ne vouloir les employer à rien et de les faire tenir toujours tout prêts pour les faire partir d'un quart d'heure à l'autre; car je compte que, dès que j'envoierai des ordres aux troupes pour s'avancer, j'envoierai en même temps un courrier pour me faire amener les chevaux de l'équipage qui est ici, lequel ne mettra qu'un jour et demi à venir. Je vous supplie donc de bien donner vos ordres là-dessus. »
Saint-Hilaire au ministre de la Guerre^.
A la Fère, ce 18« avril 1711.
Monseigneur,
Si je n'ai point eu l'honneur de vous envoyer l'état de l'équipage d'artillerie de l'armée, c'est que je présupposois que, M. le chevalier des Touches en ayant dressé le projet qui a été exécuté ici, il vous l'auroit envoyé. Vous le trouverez dans ce paquet, avec la note d'où les matériaux ont été tirés. Tout le canon et les munitions sont partis hier et aujourd'hui, h l'exception de cent charrettes de munitions, parce que tous les chevaux du sieur Rivier ne sont point encore arrivés de leurs quartiers de Lorraine. Je n'ai même nulle nouvelle du jour qu'ils pourront arriver ici. Mais il nous en reviendra demain quatre cent vingthuit de ceux qui ont travaillé ici pendant l'hiver, lesquels reviennent de mener à Bouchain tout le reste de l'approvisionnement qui y étoit destiné, et je les ferai repartir avec lesdites cent charrettes de munitions qui n'ont encore pu partir d'ici par le manque de chevaux, et ils iront rejoindre l'équipage à Saint-Quentin. Il v a aussi vingt pontons de partis hier avec ledit équipage, qui prendront demain matin de Saint-Quentin la route de Cambray, ainsi que vous l'ordonnez. Comme il n'v en avoit que vingt dans le projet de M. des Touches et que nous n'en avons mené que ce nombre-là à l'armée depuis plusieurs années, nous n'en avions préparé que cette quantité; mais, puisque Sa Majesté désire une augmentation de quatre pontons, je fais travailler à les radouber; car ils sont en mauvais état; puis après ils rejoindront. Nous avons eu tant d'autres ouvrages que celui-ci ne s'est pu faire, d'au-