‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 3)Chapitre 69 sur 96 · Vol. Guerre 2300, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2300, n

il seroit bien nécessaire d'y faire travailler pour mettre à couvert la navigation de toutes les munitions qui passent par cette rivière.

Saint-Hilaire au ministre de la Guerre'^.

AlaFère, le 13 juillet 1711.

Monseigneur,

Mille petites difficultés contraires au bien du service, qui surviennent ici entre le maire et les habitants de cette ville et celui qui y commande la petite garnison, donnent h juger, h ce qu'il me paroît, qu'il est absolument nécessaire qu'il y ait un commandant désigné. Si vous en pensez de même, quoique l'emploi soit des plus petits, mais par seule raison de convenance par rapport à mon caractère, ayant des séjours à y faire, il me seroit fort désagréable de n'y pas commander. Agréerez-vous donc. Monseigneur, de me proposer à Sa Majesté pour ce commandement, seulement sous l'autorité du maréchal de France commandant dans le pays, puisque j'ai l'honneur d'être un des plus anciens lieutenants généraux d'armée. Si Sa Majesté ne me veut rien donner pour ce commandement, je ne m'en soucie pas, et je m'en passerai, dans l'espérance qu'elle aura la bonté de me donner d'un gouvernement prochain, et, en attendant, je m'estimerai bien heureux de lui être bon à quelque chose de plus qu'à l'artillerie ; car il est très certain selon moi qu'il est besoin qu'il y ait ici un commandant désigné pour la sûreté de cette ville et de tous les attirails qui s'y font et s'y assemblent.

J'ai l'honneur, etc.

Sainct-Hilaire.

Réponse en apostille : J'ai rendu compte au Roi de ce que vous proposez d'établir un commandant à la Fère et

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