Vol. Guerre 2308, n
demandez que ce commandement vous soit donné. Le Roi a jugé que cela ne vous convenoit point, parce que ce commandement est trop peu considérable. Ce gouvernement a été donné à M. le duc de la Meilleraye à son mariag^e et ne vaut que quatre mille livres; cela n'est pas digne certainement d'un ancien lieutenant général tel que vous.
Saint-Hilaire au maréchal de Villars^.
A la Fère, le 25 avril 1712.
Monseigneur,
J'arrivai hier en cette ville, où je me ferai un très grand plaisir d'exécuter les ordres qu'il vous plaira me faire l'honneur de m'envoyer.
Il est parti d'ici pour l'armée tout ce qu'on a pu y envoyer de l'équipage d'artillerie, qui est tout prêt il y a déjà du temps. A mesure qu'il arrivera des chevaux, on les fera partir, et je commencerai par les pontons, dont vous pourrez peut-être vous moins passer que du reste. On m'a assuré qu'il arriveroit ici bientôt trois cents des chevaux du sieur Rivier; mais j'ai peur que cela ne soit un peu [un mot déchiré). J'ai trouvé encore ici le bataillon des bombardiers et le ferai partir avec le premier convoi, à moins que vous n'en ordonniez autrement.
J'ai l'honneur d'être très respectueusement, Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur.
Sainct-Hilaire.
[Nota. — Il existe encore aux archives du ministère de la Guerre pour les années 1711 et suivantes un certain nombre de lettres de Saint-Hilaire, qui sont contenues dans les vo-