Arch.'nat., Xi^ 8665, fol
de notre dite déclaration et de lui faire expédier nos lettres de confirmation sur ce nécessaires. A quoi ayant égard, et mettant en considération que, depuis l'expédition de nos dites lettres jusques à présent, ledit sieur de Saint-Hilaire, poussé du même zèle qu'il a toujours fait paroîlre en toutes occasions pour notre service, a dignement fait les fonctions de sa charge de lieutenant de l'artillerie et commandé icelle en chef pendant plusieurs campagnes, même aux sièges de Bordeaux, Angers, Montrond, Bellegarde et Sainte-Menehould, Pavie, Valenciennes, Dunkerque, Bergues-Saint-Winocq, Gravelines, à la bataille des Dunes et aux combats de Bléneau, la Bormida et de Bazellons (?), en toutes lesquelles occasions il a donné des marques de sa valeur et de son expérience consommée au fait de ladite artillerie. Savoir faisons que nous, etc., avons confirmé et confirmons les lettres d'anoblissement accordées audit sieur de Saint-Hilaire au mois d'octobre de ladite année 1651, pour jouir par ledit sieur de Saint-Hilaire, ensemble ses enfants et postérité, tant mâles que femelles, nés et à naître en loyal mariage, des honneurs, autorité, prérogatives, prééminences, franchises, libertés et exemptions portées par nosdites lettres, et tout ainsi qu'en jouissent les autres nobles de notre royaume et ceux qui sont issus de noble et ancienne race, sans que, pour raison de la présente confirmation, ledit sieur de Saint-Hilaire, ni ses successeurs mâles et femelles soient tenus de nous payer, ni à nos successeurs rois, aucune finance, de laquelle, à quelque somme qu'elle se puisse monter et revenir, nous leur avons faits et faisons don par ces présentes, etc. Si donnons en mandement à nos amés et féaux les gens tenant notre cour de Parlement de Paris, Chambre des comptes de Pau et autres qu'il appartiendra que ces présentes ils aient à faire enregistrer, etc. Donné à Paris, au mois de janvier, l'an de grâce mil six cent soixante-six et de notre règne le vingt-troisième. Signé : Louis, et plus bas, par le Roi : Le Tellier.
Registre, sur ce ouï et ce consentant le procureur général (lu Roi, pour être exécutées et jouir par l'impétrant et ses enfants et sa postérité de l'effet et contenu en icelles, suivant l'an et de ce jour. A Paris, en Parlement, le vingtsixième février mil six cent soixante-sept.
Le logement de Saint-Hilaire a l'Arsenal l.
[Saint-Hilaire jouissait au Petit-Arsenal d'un logement qui avait été autrefois concédé à son père et laissé après à sa mère; en 1703, il eut quelques difficultés à ce sujet avec le duc Mazarin, qui, en qualité de surintendant général des poudres et salpêtres, prétendait avoir la disposition des logements du Petit- Arsenal ; c'est à cette contestation que se rapportent les pièces qui vont suivre.]
Place t du duc Mazarin, surintendant des poudres et salpêtres.
A M. de Chamillait, ministre et secrétaire d'Etat. Monsieur,
M. le duc de Mazarin vous remontre qu'aux termes de l'édit de création de la charge de surintendant des poudres, créée en 1634 en faveur de feu M. le maréchal de la Meilleraye, son père, le logement du surintendant consiste en deux corps d'hôtel, en entrant par la porte de la rue de la Cerisaie, à main gauche de coin en coin, aboutissant d'un côté à la Bastille et de l'autre à l'atelier des bonnetiers.
M. le maréchal de la Meilleraye a toujours joui de ces deux corps de logis, en sa qualité de surintendant des poudres.