Guerre, vol. 627, n
M. de Loiivois à M. de Saint-Hilaire'^.
Saint-Germain, 22 janvier 1680.
J'ai appris avec déplaisir la mort de votre père, et, comme votre famille désire que vous veniez faire un tour ici, le Roi veut bien vous le permettre, après que vous aurez mis ordre à ce que, en votre absence, l'on embarque toutes les munitions qui doivent remonter h Verdun, S. M. désirant que, pendant que vous serez en ce pays-ci, l'on ne fasse aucune voilure par terre.
M. de Saint-Hi/aire au Contrôleur général des finances'^
A Garges, le 24 septembre 1703.
Monseigneur,
Si vous pouviez connoître combien j'ai d'envie de vous être agréable en toutes choses et de mériter l'honneur de votre protection, vous ne douteriez pas que je n'eusse prévenu votre volonté sur l'achat de la lieutenance générale d'artillerie au département de Flandres, si mon peu de bien me l'avoit pu permettre; mais, à présent que M. le maréchal d'Harcourt, qui vous a parlé pour moi, m'a assuré de vos bontés et que vous vouliez bien me faire recouvrer la meilleure partie de cette somme, soit en augmentation de pensions ou de gratifications personnelles, afin que cela ne tire pas à conséquence pour les autres, cela m'engagera à faire les derniers efiForts pour acquérir cette charge, comptant absolument sur vos bontés et la sûreté de votre parole, ce qui me seroit autrement impossible.
Dans cette persuasion, Monseigneur, je prends la liberté de vous proposer, en premier lieu, les grâces qui se trouvent