Le château de Montmélian
4. 11 y en a une description sommaire dans le Dictionnaire géographique de la Martinière.
5. Sur le siège et la prise de Montmélian, voyez la Gazette de 1691, p. 701-703, 715-716, 727-728, 739-740, et celle de 1692, p. 10-11, le Mercure de janvier 1692, p. 247-287, les Mémoires de Caiinat, t. Il, p. 62-66, ceux de Sourches, t. III, p. 486- 492, l'Histoire militaire, p. 431-437, etc. Les relations et correspondances sont dans les volumes 1100 et 1109 du Dépôt de la guerre.
jours bien défendus par rapport à leur petit nombre, travaillèrent à des contre-mines; mais le malheur voulut pour eux qu'une bombe des assiégeants tomba à l'entrée de la contre-mine, roula dedans et y mit le feu, avec un tel effet que la meilleure partie du bastion sauta et donna une entrée libre aux assiégeants, qui y firent un bon logement après avoir bien reconnu la brèche, profitant pour cela du désordre des assié«^és, qui perdirent beaucoup de monde par cet accidenté Le marquis de Bagnasque^, qui défendoit la place, se retira dans le donjon avec quatre ou cinq cents hommes qui lui restoient, et y fit sa capitulation. On trouva dans cette ville soixante pièces de canon et quantité de munitions de guerre et de bouche, quoiqu'elle fût bloquée depuis longtemps 3. Les François y eurent environ mille hommes tués ou blessés, et personne de considération que le marquis de Braque, colonel d'infanterie^.
Cette place ainsi réduite, l'armée se sépara et alla prendre ses quartiers d'hiver, principalement dans le Dauphiné et dans les Vallées de Piémont; et l'on y fit vigoureusement la guerre aux Barbets, qui incommodoient fort les convois qu'on vouloit introduire dans Pignerol. M. de Catinat s'établit à l'abbaye d'Oulx^,