‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 106 sur 210 · Gazette, p. 204, 252, 263, 400, 505-506, 518, etc · texte numérisé non relu

Gazette, p. 204, 252, 263, 400, 505-506, 518, etc

onn MÉMOIRES DE SAINT-HIIAIRE. [IfiOl

BartS étant sorti du port de Dunkerque avec plusieurs frégates, malgré une escadre angloise qui croisoit à vue, courut sur les mers de Hollande et en ramena bien des prises-.]

M. de Louvois mourut subitement dans le mois d'août de cette année, et sur le point de tomber dans une disgrâce trop évidente; car il essuyoit bien des bourrasques de la part du Roi, [qui étoient sur le point de dégénérer en une grande tempête»]. Il s'étoit attiré une redoutable ennemie, qu'il avoit mortellement offensée [en servant généreusement son maître, et on imputa à cette intrigue, que je dois reprendre de plus haut, toutes les fausses démarches dont sa mémoire est accusée, tendantes à allumer et entretenir le feu de cette guerre afin de se rendre absolument nécessaire et, à ce moyen, éviter une chute certaine^]. Cette dame étoit Françoise d'Aubigné, veuve du poète Scarron, et connue présentement par sa grande fortune sous le

1. Né à Dunkerque en 1659, Jean Bart était entré dans la marine rovale en 1679 et était capitaine de vaisseau depuis 1689.

2. Cette plirase semble inspirée du passage suivant de la Gazette (p. 506) : « Le capitaine Jean Baert sortit du port de Dunkerque la nuit du 25 au 26 juillet, malgré trente-sept vaisseaux anglois et hollandois qui bloquoient la rade, et on a eu avis qu'il a pris quatre vaisseaux, montés chacun de trente-six pièces de canon, » etc.

3. Saint-Simon dit que, si Louvois « n'étoit pas mort le jour qu'il mourut », il auroit été arrêté le lendemain même et envoyé à la Bastille [Mémoires, éd. Boislisle, t. VI, p. 348, XV, p. 39, et XVI, p. 492, et éd. 1873, t. XII, p. 28 et suiv.). Notre auteur est d'accord sur ce point avec beaucoup de ses contemporains.

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