Le l" août
3. Hoves-lès-Enghien, à trois kilomètres sud de cette dernière localité.
part. M. de Luxembourg répondit à ces représentations qu'on feroit force abatis et quantité de communications, mais qu'en tout cas il ne comptoit pas séjourner longtemps dans ce camp.
Il avoit déjà mandé à M. de Boufflers de rappeler les dix bataillons qui avoient marché vers Namur, de retourner avec sa cavalerie joindre le reste de son armée, et de la mener camper à MasnuyS afin de l'approcher de lui. Quand il fut de retour à Soignies, il donna ordre à toute l'armée de marcher le lendemain, 2 août, dès le point du jour. Son artillerie, qui étoit demeurée au camp sous Mons pendant le séjour de Soignies, vint le joindre dès le même jour.
La tête de l'armée arriva au camp de Hoves sur les neuf heures du matin. La droite, où étoit la Maison du Roi, fut appuyée au village de Steinkerque^, faisant un coude et étant couverte par le ruisseau et une espèce de marais qui n' étoit pas impraticable, non plus que le ruisseau, sur lequel il y avoit un pont au village de Steinkerque. On campa devant elle la brigade de Bourbonnois^. Depuis ce village, les lignes se conduisoient par derrière Enghien, [qui se trouva vis-à-vis et devant le centre,] et finissoient contre le village d'HérinnesS où la gauche étoit appuyée,
1. Masnuy-Saint-Pierre et Masnuy-Saint-Jean sont deux villages situés à dix kilomètres au nord de Mons.
2. Steenkerque-lès-Enghien ou Steenkerque-sur-Senne, à mi-chemin entre Enghien et Braine-le-Comte.
3. Elle se composait de deux bataillons de Bourbonnais, deux de Limousin, un de Hainaut, un de Périgord, un de Foix et un de Montferrat; elle était commandée par le brigadier de la Vaisse, colonel de Bourbonnais.