‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 131 sur 210 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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3. Patrick de Sarsfîeld, lord Lucan, venu en France avec Jacques II, ne fut pas tué à Steinkerque, mais à Nerwinde; il n'obtint le grade de maréchal de camp qu'en 1693.

4. Balthazar Phélypeaux, comte de Saint-Florentin, frère du secrétaire d'État Châteauneuf, commandait le régiment Colonel- Général des dragons.

5. Jean Porlier, d'une famille bernoise, avait eu un régiment suisse en octobre 1690, après M. de Salis, mort des blessures qu'il avait reçues à Fleurus.

6. Jean-Baptiste de Stoppa, colonel d'un régiment suisse, était brigadier depuis 1684.

7. MM. de Saint-Florentin et Porlier n'étaient pas brigadiers.

8. Louis-Christophe Gigault, fils du maréchal, était colonel du régiment Boyal-Comtois et premier écuyer de la Dauphine en survivance de son père.

9. Gabriel-Joseph, chevalier d'Estrades, colonel du régiment de Chartres.

10. Gaston-Paul de Cassagnet, marquis de Fimarcon, parent de M. de Tilladet, était, depuis 1678, colonel du régiment des dragons de Monsieur.

11. Philippe de Valois deVillette, marquis de Mursay, second fils du lieutenant général des armées navales et frère de la

cinquante officiers subalternes, il y en eut bien davantage de blessés.

[Voilà ce que le camp de Hoves coûta, et un peu trop de sécurité, qui dominoit quelquefois M. de Luxembourg.] On peut ajouter que- notre général fut fort heureux de ce que le prince d'Orange lui laissa le temps.de se reconnoître, et d'avoir eu les princes pour seconds, qui payèrent admirablement bien de valeur et de tête, et dont le bon exemple donna aux troupes une émulation sans pareille.

Le lendemain du combat, M. de Boufflers se sépara de l'armée de M. de Luxembourg et mena la sienne camper à l'abbaye de Cambron*, où les dix bataillons qui avoient été détachés pour Namur le rejoignirent. Le même jour, les ennemis voulant fourrager à leur droite, firent avancer un corps de cavalerie vers la "auche de l'armée de France, afin de couvrir leurs fourrageurs. Il se rencontra que cette gauche alloit aussi au fourrage et se trouva engagée dans le même défilé que les ennemis. M. de Rosen, lieutenant général, qui commandoit l'escorte des fourrageurs françois, fit charger brusquement la cavalerie ennemie qui étoit dans le défilé, et la renversa. Celle qui étoit dans la plaine se retira sans délai; ainsi, M. de Rosen fit fourrager le canton que les ennemis s'étoient destiné 2.

marquise de Caylus, était colonel du régiment des dragons de la Reine depuis 1688; il mourut trois jours après le combat.

1. Abbaye cistercienne fondée au xii" siècle, à trois lieues ouest de Mons : ci-dessus, p. 140.

2. Cette escarmouche se donna le 4 août. Voici ce qu'en écrit M. de Luxembourg dans sa lettre du 5 (vol. Guerre 1143, n" 86) : « Il y a eu ce matin une petite aventure assez jolie. J'avois envoyé M. de Rosen avec cinq cents chevaux et cent

Peu de jours après cette affaire, M. de Luxembourg fit marcher son armée sur six colonnes et se campa, sa droite au bois d'Enghien et sa gauche au Boisde-Lessines » ; Bassilly^ fut le quartier général; le corps de réserve porta sa droite au Bois-d'Acren=^ et sa gauche au faubourg de Lessines. On fit trois ponts de bateaux sur la Dendre; trois bataillons allèrent garder la ville et le pont de Lessines, et on mit des postes d'infanterie dans les châteaux voisins sur les avenues du camp, afin d'être mieux et plus tôt averti qu'on ne l'avoit été à celui de Hoves. Ensuite, l'armée de M. de Luxembourg passa la Dendre, ayant sa droite contre Lessines, où étoit le quailier général, et sa gauche un peu au delà du moulin de la Hamaïde*, et, devant elle, le ruisseau d'Acren. On campa la réserve

dragons pour reconnoître les chemins de Haute-Croix à leur camp. Il a rencontré la tête de l'escorte du fourrage des ennemis, dont trois troupes étoient formées dans une petite plaine à la sortie d'une haie. M. de Rosen y marchoit par un chemin assez serré. Dès qu'il a vu les ennemis, il a fait charger les trois troupes, qui se présentoient assez bien, mais qui s'en sont enfuies. Les ennemis ont eu cinquante maîtres de tués et vin<Jt prisonniers. S'ils ne s'étoient pas retirés par un chemin étroi't, il s'en seroit moins sauvé. Les prisonniers ont été faits, pour la plupart, étant à pied dans les blés où ils se cachoient, parce que leurs chevaux, étant culbutés dans le chemin, en'empêchoient le passage. »

1. Bois-de-Lessines, village à quelques kilomètres est de Lessines; le bois d'Enghien est une petite forêt sur la route de Lessines à Soignies. C'est le 11 août que Luxembourg quitta Steinkerque, chassé par la puanteur du champ de bataille.

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