Ci-dessus, p
3. L'Histoire militaire (p. 538-542) donne un état des tués et blessés de l'armée française conforme à celui qui est dans
nants généraux et en eurent deux autres de blessés. On leur prit dix pièces de canon, cinq drapeaux, et environ mille prisonniers \ dont la plupart étoient blessés. Ils curent huit colonels tués, quatorze lieutenantscolonels et cent cinquante autres officiers tués, et un bien plus grand nombre de blessés^.
M. le duc de Chartres, qui commandoit le corps de réserve, ne sut se contenir dans son poste et le quitta, pour venir prouver, à la tête de l'armée et dans les endroits les plus périlleux, que son courage égaloit sa haute naissance. Il fut blessé au bras, mais sans aucun danger^.
le volume Guerre 1143, no 86 bis, qui s'élève à 2,457 tués, dont 112 officiers, et 4,509 blessés, dont 507 officiers; il fait monter la perte des ennemis à environ 10,000 hommes.
1. Au total, 889, d'api'ès l'état envoyé par l'intendant de Bagnols (vol. Guerre 1139).
2. Ce furent surtout les troupes anglaises et danoises qui souffrirent.
3. « J'avois supplié M. le duc de Chartres de se tenir à sa réserve, lui donnant ma parole que je trouverois un temps pour le faire agir et satisfaire l'extrême envie qu'il avoit de donner des marques de son courage. Il vint me trouver pour cela dès le commencement, lorsque nous observions les ennemis; mais, pour ne point trop l'exposer, je le conjurai de s'en retourner, ce qu'il fit avec sa douceur ordinaire, m'envoyant pourtant des gens de sa maison pour me dire qu'il seroit bien aise de voir le commencement du combat. Comme je ne me laissai point vaincre à leurs instances, M. d'Arcy me vint dire de sa part qu'il étoit si touché de s'en aller et avoit tant d'envie de voir quelque chose, qu'il vouloit que je le laissasse un moment. Je ne pus résister à ses empressements, non plus qu'aux prières de M. d'Arcy; c'est ce qui fit qu'il demeura et que, dans le commencement du combat, il reçut un coup dans son justaucorps, qui traversa d'une épaule à l'autre. La frayeur
Le prince de Turenne', qui mourut dans ce combat, fut fort regretté pour sa valeur et ses belles qualités; MM. de Tilladet^, lieutenant général, Lucan, maréchal de camp % Saint-Florentin *, Porlier ^ Stoppa^, brigadiers ^ eurent le même sort, aussi bien que le marquis de Bellefont», le chevalier d'Estrades^, MM. de Fimarcon'o et de Mursay", colonels; on perdit cent
que j'eus du hasard qu'il avoit couru m'obligea de lui dire qu'il s'en retournât à sa brigade, ce qu'il me promit » (relation de M. de Luxembourg!.
1. Louis-Charles de la Tour d'Auvergne, fils aîné du duc de Bouillon, avait servi dans les troupes vénitiennes contre les Turcs; il mourut le 4 août, lendemain de la bataille.