‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 135 sur 210 · Gazette, p. 499-500; Quincy, Histoire militaire, p · texte numérisé non relu

Gazette, p. 499-500; Quincy, Histoire militaire, p

partit de Namur avec quatre-vingts escadrons, à la vérité un peu foibles, vingt pièces de canon, et neuf bataillons qu'il prit en cette ville, vint passer la Méhaigne à Boneffe, et s'avança jusques à Montenaeken', d'où il détacha beaucoup de partis pour aller faire contribuer le pays ennemi ; ils ramenèrent plusieurs otages. M. de Boufflers reprit ensuite le chemin de Namur; mais ce ne fut pas sans beaucoup d'inquiétude, car il eut nouvelles que M. de Tserclaës- Tilly2, qui étoit à Liège avec six ou sept mille hommes, se mettoit en campagne pour venir à lui, et qu'il devoit joindre un corps de douze mille hommes de troupes de Brandebourg, [qui étoient campés à Huy. Notre armée étant en marche pour revenir à Boneffe, on aperçut dans la plaine, vers la censé du SoleiP, vingt escadrons des Brandebourgeois, qui se tenoient en bataille à la tète d'un village, à un petit quart de lieue de la marche que l'armée tenoit, et n'en étoient séparés par aucun bois, défilé ni ruisseau. La bonne contenance qu'ils tinrent fit croire à M. de Boufflers qu'ils étoient soutenus du reste de leurs troupes, et que même ils avoient donné rendez-vous en cet endroit à M. de Tserclaës, qui devoit arriver dans le moment. Tous les officiers le pressèrent de faire charger l'ennemi; mais leurs remontrances furent inutiles, et il manqua ce beau coup en alléguant sa maxime ordinaire, qui étoit de ne jamais outrepasser ses ordres et de les suivre au pied de la lettre ;

1. Dans le Limbourg belge, à treize kilomètres sud de Saint- Trond.

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