‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 136 sur 210 · Dépendance de la commune d'Ambresin · texte numérisé non relu

Dépendance de la commune d'Ambresin

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que, ayant suivi ceux qu'il avoit reçus de faire contribuer le pays ennemi et d'y enlever des otages, il ne s'agissoit plus que de ramener les troupes à Namur, ainsi qu'il lui étoit ordonné ; et il n'en voulut jamais démordre, dont bien en prit aux vingt escadrons des ennemis, qui s'étoient seuls avancés jusque-là fort imprudemment].

[M. de Boufflers, ayant laissé l'ennemi dans sa même position sans lui donner aucunes inquiétudes, poursuivit sa marche vers Boneffe, et, y étant arrivé, il campa ses troupes en bataille, avec défense de tendre, et les y tint jusque sur le minuit, que quantité de ponts qu'il fit faire sur la Méhaigne furent achevés. Alors toutes les troupes passèrent cette rivière avec autant de précaution que si l'ennemi eût été dessus. Cependant, il n'en parut aucun i], et l'armée arriva à Namur sur le midi. Elle repassa la Meuse pour venir camper le lendemain à CineyS et y séjourna environ quinze jours.

M. de Luxembourg se tint pendant tout ce temps-là dans son camp de Courtray, et le prince d'Orange s'en retourna en Hollande, ayant laissé son armée sous le commandement de l'électeur de Bavière. Le maréchal décampa de Courtray le 3 octobre, alla repasser l'Escaut à Pottes, et fit cantonner son armée dans la chàtellenie d'Ath, ayant sa droite à Baudour^, près de la rivière d'Haine, et sa gauche à VaulxS sur l'Escaut.

1. On a déjà eu occasion de remarquer que Saint-Hilaire n'appréciait pas la circonspection de Boufflers.

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