La ville capitula le 5 janvier
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boient, dans un pays coupé et plein de marécages, [où les hommes s'ensevelissoient dans la fange]. On trouva quantité de munitions de guerre et de bouche dans cette ville. Ceux de Dixmude n'attendirent pas le siège et abandonnèrent la place, sans dégrader le peu de fortifications qu'ils y avoient faites. On y mit M. de Boisseleau avec une garnison, qui n'y demeura que pendant l'hiver; car, l'été, la place n'étoit pas tenable. A l'égard de Furnes, on la garda, et on l'a bien fortifiée depuis, [au moins à ce que j'en ai appris; car je ne l'ai pas ^^ie jusques à présent].
Les troupes retournèrent dans leurs quartiers d'hiver, et M. de Bavière à Bruxelles; mais M. de Villars eut ordre de le côtoyer jusques à l'Escaut par le dedans des lignes, de peur qu'il n'entreprit quelque irruption, chemin faisant.
Campagne d'Allemagne. — Il s'en fallut bien que la campagne fût si vive en Allemagne, où le maréchal de Lorge commanda encore l'armée de France, qui ne tut que de vingt-cinq raille hommes. Celle des Impériaux devoit être de cinquante mille; mais, sur le point d'ouvrir la campagne, l'électeur de Saxe, qui devoit commander cette armée, rappela ses troupes, qui avoient hiverné dans le Palatinat, au delà du Rhin, et qui dévoient en faire partie.
Cette nouvelle surprit fort la cour de Vienne, qui s'en vengea sur le baron de Schôning, favori de l'électeur, qu'elle accusa d'intelligence avec la France; et, sous ce prétexte, elle le fit arrêter dans ses terres de Bohême, où il étoit. On commença de lui faire son procès comme étant né sujet de l'Empereur*. L'élec-