‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 140 sur 210 · Voyez une correspondance insérée dans la Gazette, p · texte numérisé non relu

Voyez une correspondance insérée dans la Gazette, p

leur s'intéressa dans cette affaire, et, après quelque raccommodement (}ue la cour de Vienne fit avec lui, on lui rendit le baron de Schoning, auquel il en coûta la peur et deux ans de prison.

Au défaut de l'électeur, le landgrave de Hesse et le marquis de Bareith* commandèrent conjointement cette armée, qui fut de trente-cinq mille hommes^; mais, suivant la coutume des Allemands, ils ne se mirent que tard en campagne, et, avant qu'ils s'ébranlassent, le maréchal de Lorge eut le temps de manger tout le pays, depuis Spire, Frankenthal, Alzey^ jusqu'à Kreuznach, et donna l'alarme à Mayence, qui eut peur d'être bombardé.

Enfin, les Impériaux passèrent le Rhin près de Mayence le 23 août, et, sur les avis qu'en eut le maréchal de Lorge, il se rapprocha de Worms. Les ennemis, divisés en deux corps sous leurs deux généraux, marchèrent en avant, et les François se retirèrent derrière le ruisseau de Beindersheim*, près de Frankenthal, laissant dans l'église de Worms ^ un poste de trois cents hommes d'infanterie, sous le lieutenantcolonel du régiment de Normandie, appelé Lécossois.

1. Christian-Ernest, marquis de Brandebourg-Bareith ou Bayreuth (1644-1712), était maréchal de camp général de l'armée des cercles d'Allemagne.

2. Tous les pays de l'Empire avaient fourni des contingents; il s'y trouvait même trois mille Suédois.

3. Ville de la principauté de Hesse-Darmstadt, à égale distance, vers l'ouest, de Worms et de Mayence.

4. Petit village au nord de Frankenthal, sur le bord d'un affluent du Rhin.

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