‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 154 sur 210 · Cette localité est située entre Nerwinde et Sainte-Ger · texte numérisé non relu

Cette localité est située entre Nerwinde et Sainte-Ger

''""2'^'Les relations de la bataille de Nerwinde sont nombreuses : Saint-Simon, qui y assista, a inséré dans ses ^--'-- " '; p 239-264) celle qu'il envoya à sa mère et a ses amis; celle de M dArtagnan a été donnée par les éditeurs du Journal de Dan-reau t IV, p. 420-423; l'auteur des Mémoires de Sourches feprodui^it un: longue lettre du prince de Conti au prmce de Condé (t IV, p. 243 et 484-491); la Gazette consacra a la bataille un Extraordinaire (p. 393-400), et le Mereure un volume e^ du mois d'août; enfin, il en est parlé dans les Me^o.res d la Fare (p. 301), de Ber.iek (p. 339), de Feuqutere (t. II p 291). Le marquis de Quincy, dans son Htstotre -'"--' f" afait un long récit (t. II, p. 624-637), qm résume tous les ém gnages 'contemporains, et M. le comte P. de Ségur lu. a consacré un chapitre dans le Tapissier de Notre-Dan.e, p. 356 e suivantes. Quant aux correspondances et -lat.ons manuscri es elles se trouvent dans les volumes du Dépôt de la I r ; n- 1206 et 1207, et spécialement, dans le premier, le pièces 214, 215, 217 et 222 sont les lettres ou relations de MM. d'Artagnan, de Guiscard, de la Taste.

nuit. Il posta sa droite au village de Nerwinde, qu'il fit occuper par un gros corps d'infanterie, qui y trouva de bons retranchements naturels, et, depuis ce village, il tira un retranchement tout le long de la crête de la hauteur qui couvroit son camp jusqu'à NeerlandenS qu'il occupa par sa gauche, dont tout le flanc étoit couvert par un bon ruisseau et des haies terrassées par les gens du pays pour la conservation de leurs héritages, de sorte que ce flanc étoit tout à fait inaccessible. [Le droit, où étoit le village de Laer^, n'étoit pas si bien garanti. Je ne sais si on négligea de le bien reconnoître ; mais il est certain qu'on est convenu depuis que, si on avoit attaqué d'abord les ennemis par ce flanc en se prolongeant jusques à la Geete, ce qui se pouvoit facilement exécuter, et sans dégarnir le front devant le retranchement des ennemis, auxquels on étoit de beaucoup supérieur, on est convenu, dis-je, que l'affaire auroit été beaucoup plus tôt décidée, et avec moins de perte.]

Au lieu de cela, M. de Luxembourg se détermina à faire attaquer le village de Nerwinde, et, par les raisons que j'ai données, de feindre seulement une attaque sur celui de Neerlanden. Il fit avancei% par la petite plaine qui avoit en tête le retranchement ennemi, sept brigades d'infanterie, qui tirèrent sur Nerwinde, et, sur leur droite, cinq autres brigades vers Neerlanden. L'espace du terrain qui demeuroit vide entre ces brigades fut occupé par deux lignes de cavalerie, qui furent soutenues par une ligne d'infan-

1. Ou Bas-Landen, sur le petit ruisseau de Molembeck, à deux kilomètres nord de Landenfermé.

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