Le manuscrit porte : septembre, pa^ regarde
3 Dangeau, t. IV, p. 373-377 et 423-427 (relation de Cat.- Jysou'rc^e:, t. IV, p. 269-273 et 491-495; '^«--' ^ fj
518*; Mercure d'octobre ^^^^:^t2 ^^^ la relations se trouvent dans le volume i— -* " f
guerre, n°' 6-17.
la cavalerie et ayant beaucoup souffert, [principalement les bataillons de religionnaires François qui étoient dans cette armée,] elle se débanda et abandonna le champ de bataille. Le duc se retira avec le débris de son armée à Moncalieri , où il passa le Pô et se retrancha. Il perdit trois à quatre mille hommes*, deux mille prisonniers, trente-quatre pièces de canon et cent drapeaux ou étendards. [Le comte de Schonberg®, chef des religionnaires, mourut le lendemain des blessures qu'il reçut en ce combat.] La perte des François fut d'environ deux mille hommes, et entre les gens de considération étoient le marquis de la Hoguette, lieutenant général^, et celui de Druy*, major de la gendarmerie. Après cette journée, l'armée de France fut maîtresse de la campagne et des petites villes de Piémont, d'où le maréchal de Catinat tira de grosses contributions et quantité de grains et de vins, dont il ravitailla Pignerol et Casai. Puis, sur les ordres qu'il reçut de la cour, [il se prépara à assiéger Coni, et à faire hiverner son armée en Piémont. Mais, soit que l'entreprise de Coni fût plus difficile à cause du vilain temps et de la saison avancée (c'étoit en décembre), ou bien qu'on voulût ménager le duc de Savoie et venir plus aisément à bout de le détacher de la ligue, la cour changea d'avis et envoya ordre au
1. Toutes les autres relations parlent de sept, huit ou même dix mille hommes tués du côté des ennemis.