Sur la route de Deynze
3. Jean-Adolphe, duc de Holstein-PIoën, mort en 1704, était gouverneur de Maëstriclit et maréchal général des troupes hollandaises.
4. La ville, investie le 17 septembre, se rendit le lendemain, et la garnison se retira dans la citadelle, qui capitula le 28 (Gazette, p. 476-477 et 490-491; Histoire militaire, p. 16-29).
|,ç,G MÉMOIRES DE SAINT-HIIAIRK. [1694
venir Monseigneur à Ilarlebecque ; mais le premier, avant passé la Lvs et étant venu loger à Thielt, obligea Monseigneur de la passer aussi et de camper dans la plaine de Courtrav, où il se retrancha. Les ennemis firent relever les fortifications de Deynze et y mirent un poste, et Monseigneur celles de Courtray. Le prince d'Orange vint camper à Rousselaere, et fit aussi relever les fortifications de Dixmude, [pour nous attacher de ce côté-là et poursuivre plus facilement le projet quil avoit formé pour la campagne suivante]. Il quitta son armée vers la fin de septembre et repassa en Hollande Ainsi on compta la campagne finie. Monseigneur revin en FranceS et peu après les armées de part et d'autre se séparèrent pour entrer en quartiers d hiver. Cammgne d'Allemagne. - La campagne ne fut pas plus vive du côté de l'Allemagne. L'armée de France qui a-it de ce côté-là sous le maréchal de Lorgc, tut de quarante-cinq bataillons et de cent trente-trois escadrons, avec une artillerie proportionnée. Celle de l Empereur que le prince Louis de Bade commanda, ne tut d'abord que de soixante-dix escadrons et de quarante bataillons, avec lesquels il se posta à Heilbronn en attendant le reste des troupes qui dévoient le vemr
^"^ Le maréchal de Lorge auroit bien voulu le combattre avant cette jonction ; mais il savoit, par sa propre expérience, qu'il n'y avoit pas moyen de réussir en ce
1 Le Dauphin quitta l'armée le 18 septembre et arriva à Fontainebleau le 20, à cinq heures du soir. Luxembourg ecnvait au Roi le 19 : « Je crois qu'il ne se passera plus r en en ce pays-ci qui puisse faire regretter à Monseigneur de 1 avoir quitté. »
poste*. Il chercha donc les moyens de l'en tirer, et, ayant passé le Rhin à Philipsbourg^, il marcha au Neckar, qu'il passa à Ladenbourcj, entre Heidelberg et Mannheim. Il s'étendit le long du Bergstrass, où son armée fit grand dégât, et, ayant appris que le prince Louis avoit été joint par quelques troupes, et qu'il s'ébranloit pour venir à Sinzheira, il repassa le Neckar dans l'intention de lui prendre ce camp. Il fut prévenu par ce prince, qui avoit dessein de lui couper le Rhin et Philipsbourg, d'où il tiroit ses vivres. En elTet, il fit une marche en avant ; mais le maréchal, qui avoit moins de chemin à faire, se retira sous cette place, et repassa le Rhin peu de jours après, [sur les nouvelles qu'il eut que le prince de Bade avoit été joint par un autre renfort de dix ou douze mille honnmes de différents princes d'Allemagne] . Quand l'armée eut repassé le Rhin, elle vint camper près de Frankenthal et de Worms, et s'appliqua à empêcher que le prince de Bade ne passât le Rhin entre Philipsbourg et Mayence. [IP fit faire le dégât aux environs de cette ville, et même jusqu'à Bingen, afin d'ôter aux Impériaux l'envie de passer le fleuve, et leur ôter les moyens de subsister en deçà.] Pendant ce temps, le prince de Bade envoya ses houssards et quelque cavalerie à Mayence, pour réprimer les courses des François et les incommoder dans leurs fourrages. [Il y eut à ce sujet quelques petites escarmouches, en l'une desquelles M. de la Bretesche, lieutenant général, fut blessé et pensa être pris*.]