Sur la Dendre, en amont d'Ath
2. Pierre de Montesquieu d'Artagnan (1640-1725), lieutenant général en 1696, et maréchal de France en 1709.
gence aux lignes de Clare, pour les garder en attendant l'armée. MM. de Tallard et de Ximénès eurent aussi ordre de s'ébranler et de venir, l'un à Ham-sur-Heure*, et l'autre à la Bussière. M. de Boufflers, ayant connu le surlendemain que la marche du prince d'Orange n'étoit point feinte ainsi qu'il avoit cru, prit hâtivement le chemin de Mons avec tout le reste de l'armée et laissa le marquis d'Harcourt à Saint-Gérard, ou il l'étoit venu joindre, avec un corps de troupes et du canon, pour observer le landgrave de Hesse, qui etoit resté sous Namur avec les siennes, qui retournèrent bientôt en Allemagne. Comme le prince d'Orange avoit pris deux journées d'avance sur M. de Boufflers, celm-ci fit une marche des plus forcées pour arriver à Conde, ou il passa l'Escaut, afin d'être à portée, suivant le besoin, de joindre M. d'Artagnan aux Hgnes de Clare, ou le maréchal de ViUeroy , auquel il envoya quelques troupes d'avance. Il campa les siennes depuis Condé jusques a Mortaone, où elles demeurèrent tant que le prince d'Orange resta près d'Ath; mais, par précaution, il envoya M. de Tallard avec dix mille hommes à Tournay pour se porter en avant, si le cas y échéoit, et tint encore un corps de troupes à Mons et un autre a Crespin^ , pour gai^der la Haine, où il se tint fort éveille. J [Le prince d'Orange séjourna quelque temps près Ath, et en partit le 10 septembre, pour s'en retourner en Hollande, lorsque son armée en décampa. Elle vint à Lessines, puis à Grammont, où elle finit sa campa<^ne. Le maréchal de Boufflers acheva la sienne a Tournay, où il mit son quartier général.]
1 A huit kilomètres de Thuin et à treize de Charleroy. 2. Hameau de la commune de Pommerœul.
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[Pour ce qui est de M. Villeroy, lorsqu'il quitta son camp de Machelen, il vint à Thielt, où il mit sa droite, et la gauche à Eeghem, puis il tut camper à Wynendaele*, s'étendant jusque vers Dixmude. Pendant ce temps, le prince de Vaudémont, qui fut fortifié par dix bataillons anglois et danois sous le duc de Wurtemberg, s'avança le long du canal de Bruges, qu'il mit devant lui, et fit tirer une ligne depuis ce canal. Le maréchal de Villeroy voulut tenter de la passer du côté de Bruges; mais il la trouva si bien gardée, qu'il s'en retourna sans rien faire, et les deux armées demeurèrent dans cette situation jusqu'à la fin de la campagne.]
Campagne d'Allemagne-. — Le maréchal de Lorge ayant des incommodités qui ne lui permettoient plus de servir, le Roi donna le commandement de son armée d'Allemagne au maréchal de ChoiseuP. Elle fut de quarante bataillons et de cent huit escadrons, et s'assembla du côté de Neustadt dans la Basse- Alsace. [Peu de jours après, elle passa le Rhin à Philipsbourg et vint camper à Seckingen, où fut sa droite, et sa gauche à Zeissenhausen, à une Ueue et demie d'Eppingen, où l'armée de l'Empereur, sous le prince Louis de Bade, s'assembloit derrière les lignes qui avoient été tirées d'Eppingen à Sinzheim. Ce prince couvi^it encore son