‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 25 sur 210 · Le palais Farnèse (tome I, p. 28, et ci-après, p · texte numérisé non relu

Le palais Farnèse (tome I, p. 28, et ci-après, p

session immémoriale des franchises ^ Le Pape répondit fièrement qu'il étoit le maître dans Rome et jugeoit à propos de les supprimer. A cette réponse, le cardinal d'Estrées sortit de Rome et dépêcha un courrier à Sa Majesté pour l'informer de ce qui s'étoit passé.

On prit cette affaire à la cour avec la hauteur ordinaire [du temps]. Le cardinal Ranuzzi, qui y étoit nonces eut beau représenter que le Pape n'avoit eu d'autre intention, en supprimant ces franchises, que d'empêcher plusieurs crimes énormes d'être impunis, et qu'il espéroit qu'un roi si grand et si juste ne seroit pas fâché de cette suppression, qui s'étendoit également sur tous les quartiers des ambassadeurs qui étoient à Rome : on lui répondit que cette raison n'auroit peutêtre pas été si mauvaise, si le Pape n'avoit pas commencé par le quartier de l'ambassadeur de France, et qu'il eût aboli les franchises par un décret qui auroit pu servir d'avertissement ; mais que, comme ces formalités n'avoient pas été observées, et qu'il ne dépendoit pas du Pape de supprimer les franchises et de toucher aux prérogatives des rois, on alloit envoyer un nouvel ambassadeur à Rome, qui seroit si bien accompagné, qu'il rentreroit sans peine en possession de ces franchises. Peu de temps après cette réponse, Sa Majesté choisit pour l'ambassade de Rome le marquis de Lavardin, homme riche et bien instruit, et ((ui mouroit d'en-

Page 1