Tome I, p
3 C'est l'électeur de Brandebourg, comme directeur au cercle de Westplialie, qui envoya le maréchal avec deux mille cinq cents hommes de ses troupes (Dangeau, p. 176).
évêque et prince de cette ville ^ Le doyen^ fut élu parles brigues du grand maître de l'ordre Teutonique, beau-frère de l'Empereur et chanoine de cette église ^ Ainsi le cardinal, ayant manqué son coup, revint à Bonn, résolu de maintenir son élection par la force des armes et la protection de la France. Le Roi lui envoya dans cette vue le marquis de Sourdis, lieutenant général*, avec un corps de troupes ^
Affaires et révolution d'Angleterre^. — Cependant
1. L'électeur de Cologne, Maximilien-Henri de Bavière, était en même temps évêque de Liège (ci-dessus, p. 68).
2. Jean-Louis d'Elderen, élu évêque le 17 août 1688, mourut en 1694.
3. Le grand maître honorifique de l'ordre disparu des chevaliers Teutoniques était, depuis 1684, Louis-Antoine de Bavière-Neubourg (1660-1694), dont la sœur Éléonore-Madeleine-Thérèse était devenue, depuis 1676, la troisième femme de l'empereur Léopold.
4. François d'Escoubleau, chevalier puis marquis de Sourdis, capitaine de cavalerie en 1661, eut un régiment en 1667, et servit presque continuellement sous Turenne; brigadier en 1674, maréchal de camp en 1677, il était lieutenant général depuis 1682. Le Roi lui donna l'ordre du Saint-Esprit le 31 décembre 1688, en récompense de ses services dans l'affaire présente; il se retira peu après du service, mais ne mourut qu'en
5. Dangeau, t. II, p. 169. Le volume Guerre 818 contient le « Recueil des dépêches, instructions et ordres du Roi à l'occasion du secours de troupes envoyé par Sa Majesté dans le pays de Cologne pour soutenir M. le cardinal de Fiirstenberg dans sa postulation et élection dudit électorat ». Dans les volumes 819 et 820 on trouve la correspondance des généraux, notamment de MM. de Sourdis et d'Asfeld, des listes nominatives des chanoines, le recensement de leurs votes, et la copie du bref du Pape en faveur du prince Clément de Bavière.