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4 Les correspondances relatives à la campagne d'Allemagne en 1690 sont dans les volumes 935, 936, 974, 976 et 980 du Dépôt de la guerre.
riale sur le Rhin, à la place du duc de Lorraine, qui venoit de mourir de maladie^, et dont la perte fut universellement regrettée ^ il étoit grand homme de bien et passoit pour le })lus habile capitaine de son teraps^; l'Empereur y perdit beaucoup. Pour en revenir à M. de Bavière, quoiqu'il fût encore fort jeune, il s'étoit acquis, dans la guerre de Hongrie, le renom d'un excellent général plein de valeur et de vigilance. Les Allemands, sous sa conduite, se promettoient de faire de grandes choses et d'enlever au moins deux ou trois places pendant cette campagne. Le Roi lui opposa Mgr le Dauphin à la tête d'une armée de cinquante mille hommes, choisis parmi ses meilleures troupes, commandés par de bons officiers généraux 3. Il ouvrit la campagne avant M. de Bavière, parce que les troupes allemandes, selon leur coutume, viennent tard à leur rendez-vous. Ainsi, quand ce prince eut assemblé son armée, il fut obligé de songer plutôt à couvrir le pays qu'à entreprendre. Il arriva encore que l'électeur de Saxe*, qui devoit joindre l'armée impériale avec ses troupes, voulut agir séparément et ne point recevoir les ordres de M. de Bavière : de sorte que celui-ci fut dans la nécessité, avant que de s'ébranler, de les laisser derrière le Necker pour couvrir le Palatinat, quoiqu'il n'eût pas besoin pour cela d'un corps si considérable. Il tint aussi dix à douze mille hommes vers