L'électeur Maxirailien-Emmanuel
4. Edgard-Adolphe de Petkum avait eu déjà occasion de négocier avec les Français; il vint même à Paris en novembre 1709; il prit part aux négociations d'Utrecht et mourut en 1721.
5. Depuis 1702, le duc d'Holstein-Gottorp était Charles-Fi'édéric, né en 1700, qui régnait sous la tutelle de son oncle Christian-Auguste, évêque de Lubeck.
l'intérêt de quelques régiments qu'il avoit au service des Alliés, si les États-Généraux voudroient entrer en quelques propositions de paix, et on dit même dans ce temps-là que, pour en accélérer la conclusion, M. de Ghamillart, qui étoit le principal ministre, avoit fait entendre que l'on ne se feroit pas une affaire de faire revenir en France le roi d'Espagne, moyennant quelque portion de cette monarchie, dont on conviendroit ensuite; que sur cela les États-Généraux avoient trouvé bon que Petkum vînt faire un voyage à Paris pour entamer sous main quelque négociation, [au moyen de quoi on pût entrer en quelque traité.] Il fut fort bien reçu à la cour et y donna quelques espérances d'une conclusion. Après cela, Petkum s'en retourna, et il fut conclu que le président Rouillé ^ ci-devant notre ambassadeur en Portugal et du depuis envoyé auprès de l'électeur de Bavière, s'avanceroit à Hal, près de Bruxelles, où il s'aboucheroit avec le comte de Bergeyck^, ministre d'Espagne, et le baron de Reinswoode et Van-den-Berg, députés des Provinces- Unies, à Bruxelles. Ensuite, il passa à la Haye, où il eut quelques conférences avec les pensionnaires Buys^ et Van-der-Dussen , l'un d'Amsterdam, l'autre de Gouda'^, nommés pour entendre ses propositions.
Sur ces nouvelles, la nation angloise engagea la reine Anne à demander, par préliminaires du traité,