‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 110 sur 175 · Voyez encore les mêmes Mémoires, t. XVII, p. 230 et suiv · texte numérisé non relu

Voyez encore les mêmes Mémoires, t. XVII, p. 230 et suiv

3. Pierre, cardinal Ottoboni (1667-1740], avait été élevé au cardinalat dès 1689 par son oncle Alexandre VIII ; il fut désigné en 1709 comme protecteur des affaires de France.

procédé, dégrada sa famille de noblesse et l'exila de son État^ Le Roi, piqué de ce que cette république le ménageoit si peu, rappela l'abbé de Pomponne 2, son ambassadeur à Venise, et ce n'est que depuis peu que tout cela s'est raccommodé^.

[L'ancienne querelle des molinistes contre les rigoristes, qu'on appelle aujourd'hui communément jansénistes, se ranima cette année en deux occasions avec grand dommage pour les derniers; l'une fut au sujet des ordonnances publiées par l'évêque de Chartres^, portant condamnation des institutions théologiques d'un certain Père Soanen ; l'autre la destruction et la démolition totale du monastère et bâtiments de Port- Royal-des-Ghamps, maison si célèbre pendant le siècle passé qu'elle mérite bien qu'on s'étende un peu davantage.]

Histoire abrégée de Port-Royal-des-Champs et de Port-Royal de Paris^. — Mathieu Y^ de Marly, cadet

1. Journal de Dangeau, t. XIII, p. 46, 55 et 69; Mémoires de Sourches, t. XII, p. 93-94. Les biens de la famille Ottoboni furent même confisqués.

2. Henri-Charles Arnauld, abbé de Pomponne (1669-1756), avait été d'abord aumônier du Roi en 1698, puis avait été envoyé en 1704 à Venise comme ambassadeur. Il partit le 11 janvier 1710.

3. C'est en 1720 seulement que les relations diplomatiques furent rétablies; c'est donc peu après cette date que Saint- Hilaire écrit cette partie de ses Mémoires.

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