A peu de distance au nord-est de Stuttgart
3. Ville de Souabe, à onze lieues à l'est de Stuttgart; elle devait son origine à une abbaye bénédictine ; Frédéric P"" l'érigea en ville impériale.
4. M. de risle du Vigier n'était pas maréchal de camp, mais seulement brigadier de cavalerie depuis 1702; il avait été d'abord capitaine de carabiniers, puis avait commandé un régiment de cavalerie depuis 1693; il mourut on 1709. H était frère de mère de l'évoque de Chartres Godet des Marais, confesseur de M'"^ de Maintenon.
5. Jean de Vassinhac, marquis d'Imécourt, frère aîné de celui que nous avons vu mourir en 1704, avait naguère servi sous Turenne, puis sous le maréchal de Luxembourg; il était lieutenant général depuis 1704 et sous-lieutenant des chevaulégers de la garde; il ne mourut qu'en 1745.
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et dans la Franconie, d'où ils revinrent avec de bonnes sommes d'argent. On établit aussi des contributions dans les principautés de Bade et de Dourlach, et cela produisit tout ensemble une très grosse somme*.
L'armée de France passe le Neckar en suivant celles des ennemis; le maréchal prend Schorndorf. — Le 15 juin, notre armée décampa de Stuttgart et passa le Neckar, prenant les routes de Schorndorf. Saint- Frémond, marchant devant avec six escadrons, aperçut derrière cette ville six cents chevaux des ennemis ; le maréchal lui envoya du renfort; il les poussa, et toute la ville fut investie. Elle n'étoit pas mauvaise : car elle étoit enceinte de plusieurs tours, bastionnées à la vérité à demi revêtement, avec un bon fossé bien revêtu, et un château flanqué de quatre tours à l'épreuve du canon ; tellement que cette petite \i\\e pouvoit soutenir un siège pendant plusieurs jours. L'embarras du maréchal étoit qu'il n'avoit que quatre pièces de batterie, et cent boulets pour chacune, qui auroient été bientôt consommés ; mais son bonheur voulut que les bourgeois, qui n'étoient pas d'humeur à s'exposer au pillage de l'armée, demandèrent à capituler, dont pourtant celui qui commandoit la garnison n'étoit pas d'avis. Sur cela, on ouvrit la tranchée le soir; on avança fort le travail pendant la nuit, et l'on fit dire au commandant impérial que, s'il ne se rendoit dans le moment, on le passeroit au fil de l'épée, lui et sa garnison. Cet officier, qui n'avoit point de plomb pour
1. Outre la contribution imposée au Wurtemberg (ci-dessus, p. 21, note 1), le pays de Bade fut taxé à 330,000 livres, celui de Dourlach à 220,000, la Souabe et la Franconie à des sommes correspondantes, de sorte que l'armée ne coûta rien au Roi et que Villars en profita lui-même abondamment,
tirer, et qui vit que la tranchée étoit déjà sur le bord du l'ossé, demanda à sortir de la place avec sa garnison, ce qui lui fut accordé. On y trouva environ trente milliers de poudre, et cinquante-quatre pièces de canon, dont la meilleure partie étoit de fer.
Ceci fini, le maréchal eut avis que les ennemis avoient fait un détachement, pour couper le parti qu'il avoit envoyé en Souabe [pour lever les contributions jusques au lac de Constance, d'où il rapportoit des sommes considérables et amenoit un grand nombre de baillis pour otages du restant]. Il détacha le marquis d'Hautefort, avec de l'infanterie et de la cavalerie, pour aller au-devant, ou le soutenir en cas de besoin.
Après la prise de Schorndorf, le maréchal étant informé que les ennemis occupoient, à trois lieues de son camp, une gorge auprès de Lorch*, avec deux mille hommes de pied, du canon, et cinq cents chevaux, sous le commandement de Jahnus-, lieutenant général des troupes de Franconie, il fit aussitôt ses dispositions pour l'aller attaquer avec quatre brigades d'infanterie, deux régiments de dragons et deux brigades de cavalerie, le tout aux ordres de Saint-Frémond. Le maréchal de Villars y vint aussi en personne. Verseilles^, qui marchoit à la tête de ces troupes avec un détachement, rencontra six troupes de cavalerie et