Vol. Guerre 2151, n
qui me regarde, de faire plusieurs voyages de place en place, ce que je ne puis faire sans de grosses escortes ou courir risque d'être pris, sans un passeport des ennemis pour ma personne et mon domestique, M. de Dernières m'a assuré que j'en pourrois facilement avoir un, pourvu que Sa Majesté trouvât bon qu'il en envoyât un pareil aux ennemis pour un officier de pareil caractère. C'est la grâce que je vous demande et celle de me croire, etc.
Sainct-Hilaire.
Répo7ise en apostille : Lui mander que le Roi juge plus à propos qu'il marche avec escortes.
Saini-HUaire au ministre de la Guerre'^.
A Valenciennes, ce 20 juillet 1709. Monseigneur,
J'arrive de Condé, où j'ai donné tous les ordres nécessaires en ce qui regarde mon fait. Toute la poudre et munitions de guerre destinées pour ledit Condé sont parties aujourd'hui pour y aller, et je les y crois arrivées à l'heure qu'il est ; mais il y manque encore les pierres à fusil, qui se tirent de la Meuse, et la plus grande partie des armes, n'ayant pu tirer de Cambray que huit cent cinquante fusils, qui est tout ce qui y restoit. J'en tire deux mille de Namur, avec la poudre et le plomb et les pierres à fusil pour Valenciennes; mais, comme les bateaux de la Sambre ont manqué de se trouver à point nommé, cela a retardé, et je m'en vais demain à Maubeuge pour tâcher d'accélérer.
J'ai mis dans Condé dix cadets bombardiers, vingt anciens bombardiers avec leurs officiers et cinquante hommes détachés des bataillons de Royal- Artillerie. La