Vol. Guerre 2151, n
Saint-Hilaire au ministre de la Guerre'^.
A Douay, le 15 août 1709.
Monseig^neur,
J'ai ramassé dans toutes les places, toutefois sans les dégarnir pour leur défense, les boulets de 4 que j'ai pu pour les galiotes de Condé, et n'en ai pu rassembler que trois mille deux cent cinquante, tellement qu'il v en manque encore quatre mille, que je n'y puis fournir. Je les attendois et au delà, pour fournir à nos autres besoins imprévus; mais le sieur des Maux, maître des forges de Signy-Ie-Petit, qui les devoit envoyer, m'a mandé qu'il n'y peut satisfaire, attendu qu'il ne peut avoir aucune voiture. Si vous jugez qu'il soit h propos de faire passer incessamment lesdits quatre mille boulets de 4 à Condé pour les galiotes, qui autrement en pourroient manquer, je crois que vous trouverez à propos d'écrire proraptement à M. l'intendant de Champagne de faire fournir avec diligence et préférence vingt chariots audit sieur des Maux, pour transporter de ses forges de Signv-le-Petit à-Valenciennes ce qu'il pourra faire charger de boulets de 4 sur ces chariots.
J'ai l'honneur, etc.
Sainct-Hilaire.
P. -S. — Les chevaux d'artillerie de l'armée d'Allemagne sont arrivés, et je les ai mis en besogne pour reprendre notre évacuation de Valenciennes et voiturer de Maubeuge en cette ville le reste des munitions de guerre à y fournir. Tout cela ne peut aller que lentement à cause du petit nombre des chevaux par rapport à ce qui est h voiturer. Il y en a même un tiers en fort mauvais état.