Vol. Guerre 2152, n
Réponse en apostille : M. d'Ormesson m'a cependant mandé que, nonobstant la voiture des blés, il a envoyé soixante chevaux à Signy-le-Petit.
Saint-Hilaire au Contrôleur général^.
A Douay, ce 16 août 1709.
Pour répondre à ce que vous m'ordonnez sur les difficultés que vous avez trouvées à la fabrique des liards que j'ai proposé de faire à Douay, j'aurois l'honneur de vous dire que la nécessité où je suis de pourvoir au bien du service danS' toutes les places et à l'armée, les dettes que nous avons contractées ci-devant pour y satisfaire suivant les ordres que j'en ai reçus, et la perte de tout crédit en ce pays, m'ont fait avoir recours à ce moyen, qui m'a paru seul capable de soutenir nos affaires dans la disette où on est d'argent.
Je puis disposer, sans faire aucun préjudice ci-après au service, d'environ cinquante à soixante milliers de cuivre jaune en flans, et tout préparé pour faire des liards, et dont j'ai l'honneur de vous envoyer des échantillons, plus de douze milliers ou environ de cuivre rouge tout préparé et de vingt milliers de canon hors de service et défectueux qu'il faudra réduire en flans. Cela fera en tout quatrevingt-douze milliers pesant. Par les confrontations que j'ai faites, j'ai trouvé qu'une livre de ce cuivre peut fournir environ quarante sous fabriqués en liards, tellement que ce fonds de métal converti pourra produire à peu près cent quatre-vingt-quatre mille livres. A la vérité, il y aura les deux tiers de cuivre jaune, au lieu que vous me marquez qu'il faudroit qu'ils fussent de cuivre rouge ; mais ne pourroit-on pas, dans le besoin où nous sommes et l'im-