Vol. Guerre 2139, n
Madame de Saint-Hilaire au ministre de la Guerre^.
A Paris, ce 30 septembre [1709].
La lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, Monsieur, rétablit entièrement mes espérances au sujet d'un des gouvernements vacants; car, ayant votre protection, tout est favorable pour M. de Saint-Hilaire, ces grâces-là ne s'attribuant pas par intrigues, mais par rapport aux services passés, présents et à venir, des bons serviteurs de Sa Majesté. J'avoue que, dans tous les cas, ceux de M. du Barailh me paroissent peu comparables, même à tous égards. L'examen étant fait par une personne aussi judicieuse que vous. Monsieur, j'ai tout lieu de me flatter que M. de Saint-Hilaire pourra être préféré.
J'ai mille grâces très humbles à vous rendre, Monsieur,
de la diligence avec laquelle vous avez eu la bonté de
répondre à ma lettre. Je ressens cela comme je le dois et
suis, Monsieur, avec respect votre très humble et très
obéissante servante.
Jaucourt Saint-Hilaire.
Le duc du Maine au ministre de la Guerre'^.
A Versailles, le 10® mars 1710.
M. de Saint-Hilaire, Monsieur, demande le gouvernement de Sarrelouis. H y a longtemps qu'il est sur les rangs pour en avoir un, et, les incommodités qui restent après de longs services le mettant aujourd'hui au point de ne pouvoir plus faire de campagne entière, le Roi trouveroit, en lui accordant ce gouvernement, le moyen de le récompenser et d'avoir en Flandres un chef de l'artillerie plus en état d'agir et d'y servir plus assidûment qu'il ne