‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 166 sur 175 · Vol. Guerre 2139, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2139, n

ai acquis quelque réputation. Enfin, Monseigneur, je vous devrai, si vous le vouiez, une récompense honnête et une satisfaction publique de mes services. C'est la grâce que je prends la liberté de vous demander et de me croire, etc.

Sainct-Hilaire.

Madame de Saint-Hilaire au ministre de la Guerre^.

A Paris, ce 28 septembre [1709].

Quoique l'on m'assure que les deux gouvernements sont donnés, je ne laisse pas. Monsieur, de prendre la liberté de vous en demander la certitude. S'il est vrai que M. du Barailh en ait obtenu un, il a pris sur cela un chemin bien différent que celui de M. de Saint-Hilaire, puisqu'il a été aux eaux et que M. de Saint-Hilaire y a renoncé et interrompu ses remèdes pour faire la campagne; mais, s'il a mal réussi du côté de la récompense, il n'a pas perdu son temps du côté de la gloire, par rapport même aux ennemis. M™* la comtesse de Canillac vous pourra dire, Monsieur, qu'un officier des mousquetaires, qui est revenu sur sa parole, assure que le prince Eugène lui a dit qu'il n'avoit jamais vu l'artillerie de France si bien disposée ni si bien servie et que celui qui la commandoit méritoit beaucoup de louange. Cela est un peu creux; mais, quand on n'a rien de solide, il faut s'en contenter. Je ne vous dis pas ces choses, Monsieur, par manière de reproche, certainement je pense tout autrement, mais seulement pour me décharger un peu le cœur et pour m'attirer une lettre de consolation.

Je suis, Monsieur, très respectueusement votre très humble et très obéissante servante.

Jaucourt Saint-Hilaire.

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