Il a été parlé de M. de Ruffey dans le tome IV, p
chaux de camp pour les brigadiers qui s'étoient embarqués. Cependant S. M. ne laissa pas de confirmer cette promotion à leur retour.
Cette entreprise ayant ainsi manqué, notre armée revint débarquer à Dunkerque, et le chevalier de Saint-Georges s'en alla à Saint-Omer, en attendant l'ouverture de la campagne de Flandre, où il vouloit servir 1.
Campagne de Dauphiiié, 1708. — Le duc de Savoie se mit tard en campagne parce qu'il vouloit, avant de la commencer, être mis en possession du Montferrat par l'Empereur, ce qui étoit un puissant motif pour l'engager à persévérer dans les engagements qu'il avoit pris avec les Alliés^. Les négociations qui se firent à cet égard ne finirent que le 30 juin, et l'investiture du Montferrat lui fut donnée. Charles IV, duc de Mantoue, en fut dépouillé, après avoir été mis au ban de l'Empire, qui lui confisqua ses États à cause de l'attachement qu'il avoit marqué pour les deux Couronnes^; mais ce prince n'eut pas le temps de se plaindre de ces procédures ; car il mourut subitement à Padoue, le 5 juillet, sans avoir laissé d'enfants.
Le duc de Savoie se mit donc en mouvement vers la mi-juillet, avec ses troupes et quelques détachements de celles de l'Empereur, faisant en tout environ trente
1. Il revint auparavant à Saint-Germain, où il arriva le 20 avril; Saint-Simon (t. XV, p. 431-433) a raconté l'entrevue entre lui et Louis XIV. Ce ne fut que plus tard que le prétendant se rendit à Saint-Omer pour prendre part à la campagne de Flandre dans l'armée du duc de Bourgogne.
2. Le Montferrat lui avait été promis par le traité qu'il avait conclu avec l'Empereur le 19 août 1703.