‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 7 sur 175 · Tome III, p · texte numérisé non relu

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raux restèrent, pendant l'hiver, dans les principales villes de ces cantons-là pour les commander, et il n'y eut que la maison du Roi qui s'en revint en France.

Campagne d'Allemagne de 1707. — Le maréchal de Villars va commander l'armée d'Allemagne. Disposition de son armée le long du Rhin. Il fait faire de nouvelles lignes le long de la Lauter. — Il faut parler à présent des opérations de l'armée d'Allemagne. Le maréchal de Villars ayant rendu compte à la cour de la campagne précédente et du projet qu'il avoit fait pour celle-ci, le Roi lui donna une armée de soixantesix bataillons, de cent huit escadrons, et de soixantequatre pièces de canon, avec les équipages nécessaires pour agir sur cette frontière. ^

Dès qu'il fut arrivé à Strasbourg, il commença par faire passer le Rhin, sur le pont de Kehl, à quarantecinq escadrons et à dix bataillons, qui formèrent un camp près du village du même nom ; il posta le reste de son armée tout le long du Rhin, depuis Offendorf* jusqu'à Lauterbourg, et depuis cette petite ville jusqu'à Wissembourg, tout le long des lignes qui avoient été faites, et qu'on appela les lignes de la Lauter.

Disposition et consistance de l'armée impériale sous le marquis de Bareith, qui lui fut opposé, le prince Louis de Bade étant mort pendant l'hiver précédent. — L'armée des Impériaux, qui étoit composée de quarante-sept bataillons, de soixante-neuf escadrons et de soixante-seize pièces de canon, fut commandée par le

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