‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 84 sur 175 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p

[Les puissances maritimes ennemies mirent en mer (juantité de vaisseaux de guerre et de transports pour le passage et convoi de leurs troupes en Portugal et en Espagne et pour se saisir du royaume de Sardaigne et de l'île de Minorque, comme on l'a vu ci-devant^]

Les ennemis firent encore un autre armement sur lequel ils avoient embarqué quelques troupes, qui vint rôder tout le long des côtes de Picardie, à dessein d'y faire quelque descente ; mais ils les trouvèrent si bien garnies de troupes et de milices qu'ils furent contraints de s'en retourner dans leurs ports sans avoir pu rien faire.

Du reste, il ne se passa que quelques petites actions sur mer entre les armateurs, qui ne valent guère la peine d'en parler.

Les ennemis se rendent maîtres de Bruges et vont assiéger Gand. — Vers les derniers jours de cette année 1708, les ennemis, avant que de se retirer pour leur quartier d'hiver, voulurent reprendre Gand, et, à cet effet, le duc de Marlborough quitta son camp de Beirlegem^, et vint se camper sa droite à Melle, vers le Bas-Escaut, et sa gauche au village de Meirelbeke^. Le lieutenant général Dedem se campa avec un corps de cavalerie et d'infanterie entre la Lys et l'Escaut, et l'on fit des ponts de communication sur ces deux rivières et sur les canaux de Bruges et du Sas. Le prince Eugène, de son côté, ayant laissé vingt bataillons

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