Le bourg d'Ottersweier est entre Biihl et Achern
2. Charles-Guillaume, prince de Bade-Dourlach, né en 1679, était maréchal de camp général des armées de lEmpereur; il succéda à son père comme margrave en 1709 et mourut en
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lendemain dès le point du jour, sur ce qu'il avoit remarqué que les ennemis avoient de ce côté-là fort peu de troupes à lui opposer. Il fit faire pendant la nuit quantité de fascines et d'échelles ; mais il n'en eut que faire, ainsi qu'on le va voir. Ce qui le détermina d'autant plus à faire son attaque, c'est que, sur le soir du jour précédent, il avoit entendu les feux des îles du Marquisat et de Dalonde, qui ne dévoient commencer qu'après celui du marquis de Vivans, qui étoit trop éloigné de lui pour le pouvoir entendre.
Le maréchal de Villars se rend maître des lignes de Buhl et de Stolho/fen. Le marquis de Bareith envoie ordre aux troupes qu'il avoit dans les lignes de se retirer. — Le 23 à la pointe du jour, le maréchal se rendit près des lignes; mais un gros brouillard l'empêcha de découvrir d'abord que les ennemis les occupoient encore; ils lui tirèrent quelques coups de canon. Mais, dès que ce brouillard fut tombé, il vit que les ennemis s'étoient entièrement retirés. Les troupes marchèrent aussitôt à Buhl, où elles entrèrent dès les cinq heures du matin. Le marquis de Bareith, qui commandoit cette armée, leur en avoit envoyé l'ordre, sur ce qu'il avoit appris, à Mùhlburg où il étoit, que Vivans avoit passé le Rhin du côté de Neubourg, et que les lignes et les retranchements étoient attaqués par trois autres endroits. Ainsi le prince de Dourlach, avec les troupes qu'il avoit du côté de Buhl, se jeta dans les montagnes, après avoir abandonné les lignes, l'artillerie qui y étoit, et les magasins, et le reste de cette armée se retira du côté de Dillingen.
Le maréchal fait faire un ouvrage à corne pour couvrir la tête du pont qui venoit d'être fait de l'île du Mar-
quisat à Sellingen et raser les lignes de Stolhoffen. — Le maréchal de Villars, étant ainsi entré dans les lignes, donna des ordres pour les faire raser incontinent, et pour faire conduire au Fort-Louis l'artillerie et les vivres qui s'y étoient trouvés. Gomme il n'avoit reçu aucune nouvelle de Vivans, de Péri, ni de Lée, à cause du long détour qu'il auroit fallu prendre, autre^ que par le feu des deux derniers qu'il avoit entendu, il s'avança du côté de Stolhoffen, où il trouva Péri avec ses neuf bataillons, qui de son côté avoit passé les retranchements sans aucune opposition, et l'envoya camper à Rastadt. Il fit marquer son camp à Hugelheim^, et un terrain au \'illage de Sellingen^ pour y faire un ouvrage à corne, afin de couvrir la tête du pont du Rhin, qui fut bientôt fait, et s'assurer un passage par le Fort-Louis. Le lendemain, le maréchal, ayant eu des nouvelles de Vivans, vint camper à Rastadt, où il le joignit avec ses troupes, après avoir laissé Quadt^, brigadier, dans les lignes de Wissembourg, avec quelques régiments.
Le maréchal de Villars suit le marquis de Bareith avec son armée et marche à lui à Pforzheim, ou il étoit alors campé. — M. de Villars ayant fait raser les lignes de Stolhoffen, et pourvu à l'ouvrage à corne de Sellingen et à ses subsistances, décampa de Rastadt le 28, y ayant laissé de bons ordres pour la conservation du beau château qui y est, et vint camper à Ettlingen,