Tome IV, p
lui étoit opposé, espérant que les affaires se pourroient rétablir à la droite, et notre canon tira toujours sur lui jusqu'au dernier moment que la retraite se fit, et contint les ennemis, si bien que les derniers coups qui se tirèrent en cette journée furent des coups de canon. Cette artillerie se retira par le défilé de Hon\ où elle passa l'Honneau, puis arriva avec la droite de l'armée au camp du Quesnoy. La cavalerie et l'infanterie de la gauche firent leur retraite par Quiévrain sur Valenciennes. Aucun de ces corps ne fut suivi au delà du premier défilé et de l'Honneau, par le bon ordre dans lequel ils se retiroient et le respect qu'ils avoient imposé à l'ennemi. Cinq de nos pièces de canon, dont les affûts avoient été brisés pendant le combat et qui se trouvoient absolument démontées, demeurèrent sur le champ de bataille au pouvoir de l'ennemi. Nous en perdîmes encore dix autres, qui furent prises entre le champ de bataille et le passage de l'Honneau, qui se fît assez vite.
[Si les ennemis restèrent maîtres du champ de bataille en cette journée, ils l'achetèrent bien chèrement;] car, de leur aveu, ils eurent plus de vingt-cinq mille hommes tués ou blessés, [dont six mille de coups de canon,] et au par-dessus six lieutenants généraux, dix maréchaux de camp et plusieurs autres officiers de moindre considération. Notre perte ne fut pas si considérable, car nous n'eûmes qu'environ quatorze mille hommes tués ou blessés^. Nous perdîmes aussi plu-