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2. Charles -Emmanuel, baron Pallavicino, avait quitté en 1702 le service de Savoie pour celui de France et avait été fait maréchal de camp en 1704 et lieutenant général en 1707. C'est par erreur que Saint-Hilaire le qualifie encore de maréchal de camp.
3. Albert-François de Croy, de la branche de Solre, était colonel du régiment de Solre et brigadier.
4. Non pas le duc, mais le marquis de Charost, Louis-Joseph de Béthune, brigadier depuis 1708.
5. Charles d'Angennes de Poigny, colonel d'un régiment d'infanterie et brigadier.
6. Antoine IV de Gramont, colonel du régiment des gardesfrançaises et lieutenant général ; il avait épousé la fille aînée du maréchal de Noailles.
7. Malo-xVuguste, marquis de Coëtquen, lieutenant général et gendre aussi du maréchal de Noailles, eut une jambe emportée par un boulet.
8. Philippe-Égon, marquis de Courcillon, fils unique du marquis de Dangeau, était mestre de camp du royal-Allemand; il eut la cuisse brisée et fut longtemps en danger de mort.
maréchal de Villars le titre de pair du royaume* et à M. d'Arta<^nan le bâton de maréchal de France^, qui prit le nom de Montesquiou, étant de cette maison-là \ Campagne d'Allemagne, 1709. — Le maréchal d'Harcourt commanda cette année notre armée d'Allemagne, qui étoit, dès le commencement de la campagne, d'un grand tiers moins i'orte que celle des Impériaux. Comme ils l'ouvrent ordinairement les derniers, le maréchal les prima, et, ayant passé le Rhin au fort de Kehl, à Drusenheim et au Fort-Louis, après avoir laissé un petit corps aux lignes de Lauterbourg, pour les garder, il alla faire subsister le reste de ses troupes aux dépens des Allemands, en attendant que la moisson se pût faire en Alsace. Mais son séjour au delà du Rhin fut plus court qu'il ne prétendoit; car ce fleuve se déborda furieusement et inonda une partie de la campagne voisine. Joint à cela que son armée se trouva bientôt affoiblie par les détachements qu'il eut ordre d'envoyer en Flandre, tellement qu'il fut contraint de repasser le Rhin plus tôt qu'il ne croyoit, par l'électeur de Hanovre, qui avoit repris le commandement des troupes de l'Empire, ses mécontentements précédents ayant été calmés par les cours de Vienne et de Londres,
1. Louis XIV notifia au maréchal son élévation à la pairie par une lettre de la main, du 20 septembre, qui a été publiée par Grimoard dans les Œuvres de Louis XIV, t. VI, p. 204; les lettres patentes d'érection sont dans V Histoire généalogique, t. V, p. 99.