‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 99 sur 175 · Tome IV, p · texte numérisé non relu

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promptitude, qui se trouva pourtant un peu inférieur à celui du comte de Mercy ; mais cela ne l'empêcha pas de se préparer à l'aller combattre.

Pendant ce temps-là, les Impériaux passèrent le premier bras du Rhin et vinrent occuper l'île, dont nos deux bataillons s'étoient retirés, à l'aide de quelques bateaux qu'ils avoient ramassés. Ils firent un autre pont vis-à-vis de la petite ville de Neubourg, [qui, comme je l'ai déjà dit, n'est qu'une espèce de village,] et vinrent se camper au delà, tout joignant, et s'y retranchèrent d'une manière à y pouvoir tenir poste, en attendant que le duc de Hanovre pût leur envoyer à l'avance un bon renfort. [Jusque-là, tout alloit bien pour les Impériaux.]

Le comte du Bourg, ayant assemblé son petit corps d'armée, qui se trouva en tout composé de dix-huit escadrons, tant de cavalerie que de dragons, et de six bataillons, se mit en marche le 26 août pour arriver à Rumersheim^. Le général Mercy sortit imprudemment de son poste pour aller au-devant de lui, dans lequel il ne pouvoit être forcé, à moins que le comte du Bourg ne reçût de plus grands renforts^, auquel cas l'électeur de Hanovre auroit été le maître de forcer le maréchal dans ses lignes; mais le comte de Mercy, par une bravoure à contretemps, aima mieux aller à la rencontre de du Bourg, qu'il trouva entre Hammerstadt^ et Rumersheim.

1. Rumersheim est à quatre lieues au sud de Neuf-Brisach. Saint-Hilaire écrit Rudersheim.

2. Le 26 au matin, le maréchal d'Harcourt envoya à du Bourg un renfort de deux bataillons et de deux escadrons qui n'arriva qu'après le combat.

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