Vol. Guerre 601, n
conduite passée, d'avoir donné des preuves suffisantes de la vérité de mes paroles. Mais permettez-moi, s'il vous plaît. Monseigneur, de vous dire que Mgr de Schônberg, me chargeant de ramener à Maëstricht deux pièces de 24 qui en avoient été tirées, me donna ordre de faire descendre le lendemain un pont de bateaux à Urmont, où il venoit camper ce jour-là. Trois heures avant que je partisse, M. de Béton m'envoya un billet de M. de Calvo, par lequel il demandoit quatre pièces d'artillerie pour descendre avec le pont, avec quelques boulets et outils, de quoi je me suis donné l'honneur de vous rendre compte, sans demander aucuns officiers pour les suivre. Comme je croyois avoir lieu d'espérer d'être chargé de l'exécution de cette artillerie de ^Maëstricht, je commandai aux officiers nécessaires pour servir ces pièces de suivre. Mais, comme M. de INettancourt ne put pas être persuadé de me laisser cet emploi, je leur dis, trois jours avant que les ennemis parussent, qu'ils pouvoient s'en retourner, que je restois volontaire, et je crus pouvoir les renvoyer, puisque je n'avois point reçu d ordre d'en amener, que M. de Nettancourt n'en avoit point demandé, desquels il avoit suffisamment, et que je les avois amené de mon chef. Voilà, Monseigneur, la vérité de la chose, de laquelle un autre homme, plus raisonnable que lui, ne vous auroit point rompu la tête. Pour moi, je tâcherai toujours à bien servir le Roi, et de vous faire connoître, etc.
MoRMÈs Sainct-Hilaire.
M. de Louvois à Saint-Hilaire^.
A Versailles, le 14 décembre 1678.
J'ai reçu votre lettre du 8^ de ce mois, avec les inventaires qui y étoient joints, lesquels j'ai trouvés en très bon