Gazette, p. 1056 et
3. Christophe -Frédéric de Dohna, qui appartenait à la branche prussienne de cette famille, ne fut pas tué, mais grièvement blessé, et dut quitter le service.
ensemble. Cela ne passa pas quatre mille hommes, avec lesquels il se campa à Sierck^ pour contenir les électeurs de Mayence et de Trêves, et les empêcher de donner leurs ponts aux Impériaux. Comme il craignoit (jue les habitants de Strasbourg ne leur livrassent celui qu'ils avoient sur le Rhin contre leur ville, il envoya à Brisach le baron de Ricous^, [auquel il avoit confiance, avec ordre de faire brûler par des artifices ce qu'il pourroit de ce pont. Cet ordre fut exécuté, et une partie du pont brûlée ^J.
M. de Turenne, campé pour la seconde fois à Andernach, apprit que les Impériaux commençoient à passer le Rhin près de Mayence, ce qui l'obligea de passer incontinent ce fleuve et de s'en venir camper à Wittlicht, dans le pays de Trêves^, afin d'être à portée de donner la main à Monsieur le Prince en cas de besoin ; mais, comme il ne doutoit pas que les manœuvres des ennemis ne fussent des feintes, et qu'il ne pouvoit se persuader que les Impériaux subsidiaires de la Hollande s'en éloignassent en l'état auquel étoient les affaires, il tenoit toujours son pont d'Andernach en état, quoiqu'il fût assez éloigné de lui, afin de s'y pouvoir poster en cas de besoin.
Il avoit laissé à la garde des retranchements qui couvroient son pont M. de Raveillon^, brigadier d'in-