‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 11 sur 495 · De corrige d'en · texte numérisé non relu

De corrige d'en

3. Verbe déjà rencontré au même sens et annoté tome III, p. 54.

4. Saint-Simon avait d'abord écrit : « Ils allèrent donc chez luy. » En effaçant ce dernier mot seulement et plaçant un signe de renvoi, il a écrit en interligne, avec le même signe : « avec luy Desgranges me des cérémonies. » C'est une erreur dont il n'y a pas à tenir compte. Trois mots plus loin, le corrige son.

5. La note rectificative de Sainctot, qui a été imprimée dans le Mémoire sur les rangs et les honneurs de la cour (par Gibert, 1770), p. 51-54, est ainsi conçue : « Pour satisfaire aux doutes qui m'ont été proposés sur la réception du cardinal Chigi, légat a laterc en 1664, je me trouve obligé d'ajouter ce qui suit à la relation que j'en fis alors. Ce jour étant pris pour l'audience, dans laquelle le Légat devoit frire au Roi la satisfaction solennelle dont on étoit convenu avec le Pape

le lendemain, avec force compliments, et se tint heureux qu'on n'en fît pas plus de bruit. Et voilà comment les rangs sont entre les mains de gens de peu, qui s'en croient les maîtres et qui se croient en droit de faire plaisir à qui il leur1 plaît, aux dépens de vérité et de justice2. C'est une contagion qui a passé depuis aux grands maîtres et aux maîtres des cérémonies, et même à ceux du Saint-Esprit3. Blainville*, beau-frère de M. de

pour l'affaire des Corses, j'eus ordre de S. M. d'avertir de sa part MM. les ducs d'y assister, comme étant les grands du Royaume. En conséquence de cet ordre, MM. les ducs s'y trouvèrent. MM. les princes étrangers qui s'y trouvèrent aussi prétendirent se couvrir en même temps que le Légat, et MM. les ducs eurent, de leur côté, la même prétention; mais, comme c'étoit une cérémonie extraordinaire et singulière, qui ne pouvoit être d'ailleurs retardée par aucune discussion, il fut décidé, pour abréger, que les uns et les autres ne se couvriroient. MM. les princes insistèrent pour avoir au moins la permission de s'absenter. Ainsi le comte d'Harcourt, qui menoit le Légat, et MM. les princes étrangers furent toujours découverts. Je dois assurer ici que l'ouvrier qui a représenté le comte d'Harcourt couvert dans une des tapisseries du Roi, s'est grossièrement trompé ; c'est ce que moi, introducteur des ambassadeurs et ci-devant maître des cérémonies de France, certifie d'être de point en point véritable. En foi de quoi j'ai signé le présent certificat, scellé de mes armes, pour servir de preuve aussi authentique des faits cidessus marqués que s'ils eussent été dès lors écrits dans mon registre des cérémonies, et pour y être ajouté par M. Desgranges, maître des cérémonies, mon successeur, y ayant été oubliés par mégarde. Sainctot. » Comparez son Cérémonial, dans le Supplément au Corps diplomatique, tome IV, p. 14-15. Saint-Simon a-t-il connu cette publication, faite en 1739?

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