‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 111 sur 495 · Avoit est au singulier, et arrachés au pluriel · texte numérisé non relu

Avoit est au singulier, et arrachés au pluriel

6. Cette insinuation ne s'accorde guère avec le ton des lettres qu'elle adressait à l'archevêque de Noailles, et où il est parlé des mesures rigoureuses prises à contre-cœur contre M. de Beauvillier. En juin 1698, au moment de l'exécution dont il va être parlé, elle disait : « Je ne doute point que M. le duc de Beauvillier ne soit fâché de me perdre. Mon amitié pour lui étoit très sincère; je crois qu'il en avoit pour moi.... Nos quiétistes de la cour abjurent Mme Guyon presque aussi mal à propos qu'ils l'avoient soutenue. Le livre de Monsieur de Meaux, disent-ils, leur ouvre les yeux, et il n'y a rien, dans le livre de Monsieur de Meaux, qui ne vienne d'eux. » Le 7 août : « J'ai voulu voir M. de Beauvillier pour nous affliger ensemble. Je suis très édifiée de tout ce que je vis en lui ; mais M. l'abbé de Langeron et M. du Puy ne lui tiennent guère moins au cœur que Monsieur de Cambray.... » (Correspondance générale, tome IV, p. 237 et 245-246; Griveau, Etude, etc., tome II, p. 5-10.)

point, il avoit mis sa confiance et qui, de plus, s'y trouvoit aussi puissamment intéressé, respira et devint inaccessible aux coups qu'à l'appui de cette affaire on voulut leur porter désormais. Mais l'orage tomba1 sur les autres, sans que M. de Beauvillier, trop suspect à leur égard, les pût sauver. Ce fut pourtant avec lui-même que le Roi décida leur disgrâce2. Il fut longtemps seul avec lui, le matin du lundi 2 juin, avant le Conseil, et, l'après-dînée, Quatre on sut que l'abbé de Beaumont3, sous-précepteur, l'abbé domestiques je Langeron4, lecteur, du Puy et l'Échelle5, gentilshommes

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