‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 112 sur 495 · Tomba a été écrit après coup en interligne · texte numérisé non relu

Tomba a été écrit après coup en interligne

2. Les deux phrases qui suivent sont presque textuellement transcrites du Journal de Dangeau, tome VI, p. 356. Comparez la Gazette d'Amsterdam, n»9 xlvii et xlviii. Lavallée a eu tort de placer en juin 4697, au lieu de 1698 (tome IV, p. 165), une lettre où Mme de Maintenon dit que le Roi diffère l'exécution de peur de peiner M. de Beauvillier.

3. Pantaléon* de Beaumont, né en 1660, fils d'Henri de Beaumont, seigneur du Gibaut et maréchal de camp, et d'une sœur consanguine de Fénelon, avait été nommé sous-précepteur en 1689 (Journal de Dangeau, avec Addition, tome IV, p. 346). Après la disgrâce, il rejoignit à Cambray l'archevêque, qui le fit son grand vicaire ; mais il ne put obtenir sa succession en 1715, n'eut un siège épiscopal, celui de Saintes, qu'en 1716, et mourut dans cette ville le 10 octobre 1744, laissant au séminaire un assez grand nombre de manuscrits de son oncle. « C'étoit, dit ailleurs Saint-Simon, le fanatisme et l'abjection même du plus plat sulpicien. » (Addition au Journal de Dangeau, tome IV, p. 346.)

4. François Andrault de Langeron, fils de cette dame d'honneur de Madame la Princesse dont il a été parlé en 1696 (tome III, p. 207), né le 20 juin 1658, et fait prieur d'Anzeline, avait suivi Fénelon dans sa mission de Poitou, en 1686, puis pris une part active à ses relations avec Bossuet. Il était prêtre et lecteur des princes depuis 1689*. Lui aussi se retira à Cambray, où il mourut le 10 novembre 1710. Sur lui et sa famille, voyez le tome VIII des Mémoires, p. 102.

5. L'un et l'autre ont été déjà nommés à propos du « petit trou-

a La Gallia christiana l'appelle Léon et dit qu'il était doyen commendataire de Carennac : c'est l'ancien prieuré de Fénelon, que l'abbé de Chantérac offrit tout de suite, en 1698, d'abandonner au profit du disgracié.

b II y a une erreur, à son sujet, dans l'Addition T26 (tome II, p. -410), où il est dit que Fénelon, « devenu intime de Mme de Langeron, procura à son fils une place de sous-precepteur, qui lui fut toujours intimement uni. » C'est l'abbé de Beaumont qui avait eu une des deux places de sous-préceptonr, le Roi s'etaut réservé de donner lui-même l'autre à l'abbé Fleury. Les

de la manche1 de Mgr le duc de Bourgogne, étoient chas- principaux dos ses sans aucune conservation pécuniaire2, et Fénelon3, exempt des gardes du corps, cassé, sans autre faute que le malheur d'être frère de Monsieur de Cambray. On apprit tout de suite que M. de Beauvillier avoit ordre de présenter au Roi un mémoire des sujets qu'il croiroit propres à remplir les quatre places auprès des princes4. Rien ne marqua plus la rage de la cabale que Fénelon cassé, qui, par son emploi, n'approchoit point des princes, et dont la doctrine, assurément, étoit nulle5. Aussi

enfants

de France

chassés et.

remplacés, et

le frère de

Monsieur

de Cambray

cassé.

peau » de Mme Guyon : tome II, p. 345, et Addition 126, p. 412, où ils ont leur éloge ; comparez les Mémoires du marquis de Sourches, tome III, p. 138, qui vantent leur sagesse et leur piété. On a deux lettres de du Puy au marquis de Fénelon (1733), dans la Correspondance, tome XI, p. 76 et suivantes. Il avait été dénoncé dès 1696 comme ayant perverti la duchesse de Guiche (Correspondance générale de Mme de Maintenon, tome IV, p. 58-59).

1. Tome II, p. 4. — Les deux amis de Fénelon avaient été nommés le 16 septembre 1689. Ces charges rapportaient six mille livres.

2. C'est-à-dire sans que rien leur fût conservé de leurs gages et appointements. L'archevêque fut en même temps rayé de tous les états, et le Roi promit à Bossuet qu'il ne reviendrait jamais à la cour.

3. Henri-Joseph-François de Salignac, chevalier puis comte de Fénelon, demi-frère de l'archevêque, avait été nommé exempt en 1691, dans la deuxième brigade de la compagnie de Noailles. Il mourut à Paris, le 2 mars 1735, âgé de soixante-quinze ans.

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