Estremem1, dans le manuscrit
9. Charles de Rohan, tige de la branche de Guémené, né le 8 février 1378, mourut le 29 décembre 1438, ayant joué un rôle considérable à la cour du duc de Bretagne et ayant reçu, en 1420, le privilège héréditaire de s'asseoir sur le marchepied du trône, au côté gauche, dans les réunions des états, et d'y porter la couronne du duc.
dont le fils1 fut père de Louis de Rohan2, seigneur de Guémené3, qui épousa la fille aînée du dernier vicomte de Rohan4, et le maréchal de Gyé5, dont le second fils épousa l'autre fille du dernier vicomte de Rohan, comme je l'ai dit6. Quoique la branche de Guémené soit l'aînée par l'extinction de celle des vicomtes directs et par le mariage delà fille aînée7 du dernier vicomte, parlons d'abord de celle de Gyé, quoique cadette, parce qu'il s'y trouvera plutôt matière que dans l'autre, et parce qu'elle [est] éteinte.
Le maréchal de Gyé8 a trop figuré pour avoir rien à en Le Parlement
4. Louis Ier, seigneur de Guémené, Gyé, etc., épousa, en 1443, sa parente la fille de l'amiral de Montauban. Il fut gouverneur de Nantes, chancelier du duché, etc., et mourut le 15 décembre 1457, empoisonné.
2. Ici, Saint-Simon se trompe et passe deux degrés (Histoire généalogique, tome IV, p. 60). C'est l'arrière-petit-fils de Louis Ier, Louis IV, seigneur de Guémené et de Montbazon, qui épousa, le 17 novembre 1511, Marie de Rohan, et mourut le 14 juin 1527 : ci-dessus, p. 193.
3. Guémené-sur-1'Escorf (ancien Kemenet-Guengamp), bourg du Morbihan, à l'O. de Pontivy. Cette terre rendait hommage de juveigneurie à Rohan, et les Guémené n'eurent une baronnie des états, celle de Lanvaux, qu'en 1486. Ménage dit qu'on prononçait : « Guymenay ».
4. On pourrait dire aussi que Jean II ne fut pas le « dernier vicomte de Rohan, » puisqu'il eut un fils qui ne mourut qu'en 1527, sans alliance, il est vrai, et que son autre fils, évêque de Quimper, releva le titre.