Ci-dessous, note 8. — 6. Ci-dessus, p
7. L'Histoire généalogique (tome IV, p. 58) met en première ligne Anne de Ruban, mariée au fils cadet du maréchal, et en seconde seulement Marie, mariée au seigneur de Guémené. En effet, quoique la date du mariage de celle-ci soit 1511 (1505 dans VHistoire), et celle du mariage de l'autre 1515 (textes dans le ms. Fr. 22 341, fol. 238 et 297), Anne était l'aînée : son mariage fut retardé par les aventures que raconte la reine de Navarre.
8. Pierre de Rohan, seigneur de Gyé-sur-Seine (cédé par le roi de Navarre au premier Guémené, vers 1400), du Verger, de Porhoët, etc., etc., né à Mortiercrolles vers 1451, fait maréchal de France par Louis XI, en 1476, se maintint en faveur et à la tête des armées de Charles VIII et de Louis XII, ainsi que de leurs conseils, jusqu'en 1504, époque où, poursuivi par la haine de la reine Anne de Bretagne et traîné de juridiction en juridiction, il fut privé de ses charges et de ses pensions. Il mourut à Paris, le 22 avril 1513.
par égards,
non par rang, aux obsèques «le l'archevêque de Lyon, fils du maréchal do Gvé.
dire1; mais, parmi tous ses emplois et ses alliances, et de son fils aîné2, à deux filles d'Armagnac3, qui leur apportèrent le comté de Guise4, il y eut si peu de princerie en son fait, que, le Parlement ayant eu ordre d'assister aux obsèques de l'archevêque de Lyon5, son fils6,
1. Brantôme l'a placé dans ses Grands capitaines François (Œuvres* tome II, p. 350-354). Son procès, dont Paul Lacroix, dans l'Histoire du seizième siècle (1834), tome III, p. 34 et suivantes, et M. Antoine Dupuy, dans la Réunion de la Bretagne à la France (1880), tome II, p. 268-275, n'avaient donné que les traits principaux, vient d'être publié dans la collection des Documents inédits sur l'histoire de France, par M. René de Maulde. Bien entendu, dom Morice lui a consacré un très long article. Sa mère, Marie de Montauban, était petite-fille de Bonne Visconti et parente des ducs d'Orléans et du Roi lui-même, par Isabeau de Bavière. Ce fut son beau-père, l'amiral, qui l'entraîna à la cour de Louis XI dès 1461. Dix ans plus tard, le jeune Gyé avait déjà une charge de chambellan et la capitainerie de Blois.
2. Charles de Rohan, seigneur de Gyé et vicomte de Fronsac, chambellan du roi Louis XII, grand échanson, chevalier de l'ordre du Roi, etc. [Histoire généalogique, tome IV, p. 69).
3. C'est-à-dire que le père et le fils épousèrent les deux filles de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, décapité le 4 août 1477, et de Louise d'Anjou : 1° Marguerite, tille aînée, mariée par contrat du 8 juin 1503 au maréchal, veuf de Françoise de Penhoët; 2° Charlotte, tille puînée, mariée, le 4 janvier 1504, à Charles de Rohan-Gyé, qui précède. (Histoire généalogique, tomes III, p. 431, et IV, p. 69.) Voyez les actes et lettres dans le ras. Fr. 22 341, fol. 131-146. Le maréchal perdit sa seconde femme dès le 15 novembre 1503, et sa belle-fille testa le 12 août 1504.
4. Marguerite et Charlotte d'Armagnac apportaient à leurs maris les titres de duc de Nemours et de comte de Guise. Charles de Rohan-Gyé échangea avec le Roi, en 1527, le comté de Guise, en Thiérache, qui avait été créé en 1444 pour Charles d'Anjou, comte du Maine, et donné en 1492 aux deux frères d'Armagnac; comme le duc René de Lorraine et son fils Claude, comte d'Auraale, en revendiquaient la propriété, ce fut pour terminer ce litige que François Ier remit le comté aux mains de Claude de Lorraine et l'érigea en duché-pairie. Charles de Rohan prit le titre de comte d'Orbec à partir de 1527.
5. François de Rohan, comblé d'abbayes dès son enfance et nommé évêque d'Angers à vingt et un ans, en 1499, fut élu archevêque de Lyon à la fin de 1500, sans quitter l'autre siège, et mourut à la Rochesur-Yon,le 4 octobre 1536. M. Péricaud a fait une notice sur lui, en 1854.