Tome I, p. 41, etc
4. Il ne s'agit pas du fils aîné, Louis, prince de Rohan, né le 11 mars 1666 et mort le 5 novembre 1689, mestre de camp de cavalerie, mais du second, Hercule-Mériadec, né le 8 mai 1669, à qui on lit quitter l'état ecclésiastique pour succéder au titre de son frère. Son père lui abandonna le gouvernement de Champagne et Brie en 1694, et le commandement des gendarmes de la garde en 1703. Fait mestre de camp de cavalerie en 1690, brigadier en 1696, maréchal de camp en 1702, lieutenant général en 1704, il obtint l'érection du duché de Rohan-Rohan (Frontenay) en 1714, et mourut le 26 janvier 1749.
5. Armand- Gaston -Maximilien, né le 14 juin 1674, chanoine de Strasbourg en 1694, coadjuteur de cet évêché et évêque in partibus de Tibériade en 1701, évêque de Strasbourg en 1704, cardinal en 1712, grand aumônier et commandeur de l'Ordre en 1713, membre de l'Académie française en 1704 et de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1701, proviseur de Sorbonne, etc.; mort le 19 juillet 1749. Il eut les abbayes du Moutier, de Foigny, de la Chaise-Dieu, de Saint-Waast d'Arras, de Lire, etc.
6. Morte le 29 octobre 1684, à quarante -quatre ans, ayant été mariée, en octobre 1661, avec dispense de la parenté, car le duc de Luynes était son parrain et son neveu : voyez l'Addition indiquée cicontre et la suite des Mémoires, tome IX, p. 380. Mme de Sévignô la peint « jeune, belle, reposée, toute tranquille et toute en paix. » (Letlrest
fils de sa sœur, dont elle a eu le comte d'Albert1, le chevalier de Luynes2, et plusieurs filles, toutes mariées3.
Le prince de Guémené étoit un homme de beaucoup d'esprit, et encore plus Anne de Rohan, sa femme, fille de [Add. S-5. 257] Pierre, prince de Guémené, frère aîné de son père4. Lui,
tome VII, p. 309). Non moins belle que vertueuse, rapporte aussi Saint- Simon, elle mourut saintement. Toutefois, un des pamphlets de Y Histoire amoureuse des Gaules (tome II, p. 47) prétend que Mme de Chevreuse essaya de la faire agréer au Roi en 1665 ; un autre dit (p. 72-73) qu'elle eut un commerce galant avec le président Tambonneau, et que c'était une des plus belles femmes de France, mais peu ou point spirituelle. C'est la Mélinde du Dictionnaire des précieuses, et son portrait, par elle-même, fait partie de la Galerie de Mlle de Montpensier. D'un premier mariage avec Marie Séguier, le duc de Luynes avait eu le père du duc de Chevreuse et sept autres enfants.